Artistes unis pour faire perdre Harper
Le mercredi 01 octobre 2008
Journal de Montréal - Après la vidéo Culture en péril, qui met en vedette Michel Rivard, Stéphane Rousseau et Benoît Brière, d'autres artistes récidivent sur le Web.
De Raymond Bouchard à Isabelle Blais en passant par Marc Labrèche et Laurent Paquin, le site UnissonsNosVoix.ca leur permet de souhaiter à leur tour la défaite de Harper.«Tous ont le même désir; ils ne veulent pas que le gouvernement Harper revienne au pouvoir», explique Émile Proulx-Cloutier, comédien et coréalisateur des vidéos.
Sur le site, les visages d'une soixantaine de citoyens, dont plusieurs artistes, interpellent les internautes. «Pour battre les conservateurs, il faut être stratégique et voter pour le candidat le plus susceptible de battre les conservateurs», dit l'acteur Raymond Bouchard dans sa vidéo.
Les coupes en culture ne sont pas les seuls sujets discutés. La comédienne Isabelle Blais a choisi de dénoncer la perte de financement à l'organisme Condition féminine Canada. «Les plans d'avenir de M. Harper concernant les femmes me font peur», dit-elle.
Certains messages ne sont pas encore disponibles, car les vidéos viennent juste d'être enregistrées. L'idée est aussi d'inciter les internautes à visiter le site régulièrement pour voir les nouveautés.
«Ce n'est pas le résultat final. On veut maintenant que la population prenne le relais et ajoute ses messages d'ici à la fin de la campagne électorale», dit le coréalisateur.
Pas payés
Le tournage des clips a débuté en septembre. L'équipe s'est rendue à Saguenay, Québec et Montréal pour réaliser les vidéos. Outre Émile Proulx-Cloutier, Anaïs Barbeau-Lavalette et Mélanie Charbonneau sont les deux autres réalisateurs. Ils n'ont eu aucun mal à récolter des témoignages, indique M. Proulx-Cloutier.
Sur le site même, l'équipe précise qu'aucun parti politique ne finance leurs vidéos. Et personne n'aurait été payé.
Contrairement au groupe derrière la vidéo Culture en péril, celui de UnissonsNosVoix.ca a opté pour la transparence. Les dizaines de personnes qui ont participé à la réalisation du site sont nommées. «À nos risques et périls», dit M. Proulx-Cloutier.










