Tennis Canada

Dans tous ses tournois, l'ATP réserve un laissez-passer au tableau principal du tournoi de la semaine suivante pour un demi-finaliste surprise, ce qui ne sera toutefois pas le cas de Denis Shapovalov au Masters de Cincinnati (bourse de 4,7 millions), lundi.

« Denis est inscrit à Vancouver (100 000 $) et il est interdit de se désister d’un endroit pour aller ailleurs ; il faudra passer », d’expliquer Martin Laurendeau.

« Tout change tellement vite. Arrivé 143e, Denis a bondi au 66e échelon en quatre matchs, sans compter ce qu’il adviendra en demi-finale », mentionne-t-il.

Pas de souci, le calendrier de Shapo est bien rempli.

« Il a besoin de travailler sa volée. Les Internationaux des États-Unis arriveront vite. Malgré tout ce qui arrive de formidable, il ne faut pas oublier que Denis devra y faire les qualifications », de rappeler Martin.

BIEN AVANT D’AIDER SHAPO, ANDREJZ KEPINSKI AVAIT SORTI BORG DE LA RETRAITE

Conseiller de Denis Shapovalov et ami proche de Wayne Gretzky, Andrejz Kepinski connaît très bien Montréal.

« Ma femme est native de Saint-Lambert », dit ce Polonais d’origine vivant à Toronto, où il est un homme d’affaires à succès.

Dans une autre vie, il avait attiré les meilleurs du monde au Forum pour le tournoi Molson Légère, une co-présentation avec Donald K. Donald.

Ami des plus grands noms de cette époque, son influence a même fait sortir Bjorn Borg de la retraite.

« Bjorn était arrivé avec ses raquettes en bois depuis longtemps dépassées. Alors joueur établi, Ivan Lendl pensait qu’il aurait un match facile... », commence par mentionner Kepinski.

Très grave erreur.

« Après avoir perdu la première manche, Bjorn s’est mis à retrouver ses repères et gagné la partie si vite, qu’Ivan a tout de suite sauté dans son auto pour retourner chez lui au Connecticut sans prendre le temps de parler aux journalistes tellement il était en beau fusil ».

Tout en connaissant du succès, notamment dans la construction de casinos dans la région de Niagara, Andrejz Kepinski conseille beaucoup d’espoirs. Il les commandite en plus de les conseiller.

« C’est ma façon de redonner », précise-t-il.

QUI EST LE VRAI ROGER ?

Ce qui rend les entrevues intéressantes au tennis est que les joueurs ne parlent pas que de donner 110 %, comme cette semaine lorsqu’on a demandé à Roger Federer s’il avait une personnalité différente selon qu’il parle français, anglais ou suisse-allemand.

« Quand je parle français, je suis davantage dans l’environnement du tennis. Je fais toujours mes entraînements techniques en français avec Pierre Paganini ».

« Cela me ramène à mes années scolaires. À 14 ou 16 ans, je suis allé à l’école à Lausanne. Parler français me donne la sensation d’être un ado. Cela me ramène aux bonnes années 1990 », mentionne-t-il.

Roger le polyglotte poursuit...

« Lorsque je parle anglais, tout vient plus facilement. C’est relaxe. Nous parlons beaucoup anglais chez moi. C’est la langue du monde et des voyages aussi. »

« Quant au suisse-allemand, c’est dans ma famille. C’est moi. C’est la maison. C’est qui je suis vraiment. »

Après ces explications, Roger Federer revient à la question.

« Oui, c’est vrai, je suis différent selon la langue. Curieux, mais je réalise que je dis des choses différentes selon la langue que je parle. Cela est même amusant », conclut-il.

16 HEURES

C’est l’heure de la finale du simple au Stade Uniprix, dimanche.