Cormier avait caché son mariage avec une fille de 10 ans à la mère
Le jeudi 24 avril 2008MONTREAL - Le dirigeant d'un mouvement évangélique parallèle a caché son mariage avec une fille de 10 ans à la mère de cette dernière en dépit du fait qu'il ait utilisé cette union pour justifier ses droits sur le corps de l'enfant.
Voilà du moins ce qu'a entendu une cour de Montréal, mercredi, alors que se poursuivait le procès du pasteur Daniel Cormier.Cormier, qui dirigeait l'Eglise du centre-ville à Montréal, qui n'existe plus aujourd'hui, prétend que le mariage lui donnait le droit d'avoir des relations sexuelles avec sa jeune épouse.
Toutefois, alors qu'elle était soumise au contre-interrogatoire mené par l'accusé, la mère de l'enfant a nié avoir été au courant de ce mariage.
«J'ai entendu parler de ce mariage pour la première fois lorsque la procédure judiciaire a commencé», a déclaré la femme, qui ne peut être identifiée, à l'instar de sa fille.
«J'ai parlé à [ma fille] et [elle] ne se souvient pas d'un mariage de quelque sorte que ce soit, a-t-elle ajouté. Elle ne se souvient pas de vous avoir épousé.»
Agé de 57 ans, Cormier fait face à diverses accusations relatives à des actes criminels de nature sexuelle, notamment d'exploitation sexuelle et d'agression sexuelle. Il est également accusé d'avoir exploité sexuellement une adolescente de 16 ans.
L'homme nie totalement les allégations relatives à la jeune fille de 16 ans, et il affirme n'avoir rien fait d'illégal en ce qui a trait à l'enfant de 10 ans, aujourd'hui âgée de 18 ans.
Afin de justifier ses actes, il a fait état de leur mariage, célébré dans l'église du mouvement qu'il a fondé.
La mère a cependant dit croire que la cérémonie était en fait une fête d'anniversaire organisée à l'intention de sa fille. Pour l'occasion, elle avait même préparé un gâteau.
Cormier, qui assure lui-même sa défense, a été arrêté en 2003, après qu'une personne des services sociaux eut alerté la police.
Le procès se poursuit ce jeudi.}






