Une hausse des bâtiments écologiques aiderait à réduire les émissions de CO2
Le vendredi 14 mars 2008MONTREAL - Une hausse des «édifices verts» permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre plus rapidement et à moindre coût que toute autre méthode, selon une nouvelle étude de la Commission de coopération environnementale.
Selon Jonathan Westeinde, qui a participé à l'étude, le Canada, les États-Unis et le Mexique tirent de l'arrière comparativement aux pays européens en matière de bâtiments écologiques. L'étude, dévoilée à Vancouver jeudi, révèle que les édifices nord-américains produisent 35 pour cent des émissions de CO2 et que bien peu des nouvelles constructions résidentielles et commerciales peuvent être qualifiées d'écologiques. «Seuls quatre pour cent des nouvelles constructions peuvent être considérées vertes», a dit M. Westeinde.Le chercheur souhaite que le gouvernement fédéral établisse des objectifs explicites pour l'industrie de la construction. «En ce moment, il n'y a pas vraiment de vision claire et l'industrie n'a pas de véritables objectifs», a-t-il déploré. Tous les ordres de gouvernement travaillent cependant afin de faciliter la construction de bâtiments écologiques, en délivrant rapidement des permis aux «promoteurs verts», selon l'étude.
M. Westeinde affirme par ailleurs que les efforts mis sur les nouvelles constructions n'auront que peu d'impacts sur la réduction des gaz à effet de serre et qu'il faudrait mettre l'accent sur l'amélioration des édifices déjà existants. Le chercheur a admis que le propriétaire d'une maison avec quatre chambres devra investir entre 3000 $ et 7000 $ pour rendre vert son domicile, ajoutant qu'il faudrait ensuite de cinq à sept ans pour que l'investissement soit rentable.
Jeff Morrison, porte-parole de l'Association canadienne de la construction, croit aussi que la rénovation d'édifices existants sera rentable à moyen terme. «ll y a un investissement de départ, a-t-il expliqué en entrevue, mais les économies d'énergie rentabiliseront la rénovation.» Selon M. Morrison, une tour à bureaux voulant remplacer toutes ses ampoules par des fluocompactes verra sa démarche se rentabiliser en trois ou quatre ans. Les nouvelles constructions réaliseraient ces économies encore plus rapidement. «Les coûts de la construction verte baissent de plus en plus rapidement», a affirmé M. Morrison.}






