Les membres du PLQ se prononceront sur le dégel des tarifs de services de garde
Le mercredi 05 mars 2008MONTREAL - Les membres du Parti libéral du Québec seront appelés à se prononcer sur le dégel des tarifs des services de garde, lors de leur congrès, le weekend prochain, à Québec.
Le groupe de réflexion sur la famille de la Commission politique du PLQ propose en effet de remplacer le tarif fixe de 7 $, qui couvre présentement 18,5 pour cent du coût total du réseau, par un plafonnement à 20 pour cent de ce coût.La présidente du groupe de réflexion, Véronique Théorêt, a dit mardi qu'il s'agit là d'une simple question d'équité intergénérationnelle, pour éviter que les générations futures subissent à elles seules les effets de l'inflation par le biais d'un éventuel dégel qui se traduirait par une forte augmentation subite.
Selon la formule préconisée par le groupe de réflexion, les parents auraient subi une augmentation d'un dollar pour couvrir l'augmentation des cinq dernières années.
D'autre part, le groupe suggère de bonifier sensiblement le crédit d'impôt remboursable pour frais de garde, qui s'adresse aux parents dont les enfants fréquentent un service de garde privé ou qui font garder leurs enfants à domicile, afin qu'ils aient un soutien comparable à celui offert pour les enfants en service subventionné. La proposition porterait le soutien à 75 pour cent des dépenses encourues par les parents.
Par ailleurs, le rapport propose que les parents puissent recevoir les allocations de soutien aux enfants à compter du cinquième mois de grossesse, afin d'aider les futurs parents à se préparer à l'arrivée de l'enfant. Cette somme ne serait pas remboursable en cas de fausse couche ou d'autre interruption de grossesse involontaire. Mme Théorêt n'a pas voulu se prononcer directement sur un éventuel remboursement de l'aide en cas d'avortement, mais elle a tout de même précisé que ce soutien s'adressait aux parents qui font le choix d'avoir un enfant. Elle a fait valoir que l'aide ne serait octroyée qu'à compter de la 20e semaine de grossesse et qu'à ce moment, il est assez clair que les parents ont fait le choix d'avoir l'enfant.
«C'est une aide aux parents, a dit Mme Théorêt. Les parents qui décident d'avoir un enfant, qui font le choix d'avoir un enfant [...], on veut les supporter.»
De plus, le cahier de propositions suggère d'allonger de six mois la durée du versement d'allocations d'assurance parentale à la naissance ou à l'adoption d'un troisième enfant. Ce versement durerait ainsi 18 mois plutôt que 12.
Le groupe de réflexion propose également de permettre à chacun des deux parents de transformer deux semaines de leur congé d'assurance parentale en banque de congés flottants pour raisons familiales. Ces journées de congé seraient utilisables durant les trois années suivant la naissance d'un enfant.
Parmi les autre propositions que l'on retrouve dans le document de réflexion, on note un congé sur le remboursement du capital d'une dette étudiante aux parents qui le désirent tant qu'ils ont des enfants de moins de 5 ans; l'exonération de la TVQ de certains biens pour enfants tels les sièges d'auto pour bébés et enfants et les lits d'enfants; permettre le partage des reçus d'impôts entre parents qui utilisent une même gardienne offrant des services non subventionnés; instaurer la gratuité dans les parcs et musées publics pour les moins de 12 ans; étendre aux grands-parents le droit de prendre des congés pour prendre soin des enfants.
Fait à noter, le rapport du groupe de réflexion sur la famille ne mentionne en aucun temps le Parti québécois mais contient une attaque en règle contre l'Action démocratique et sa proposition de donner 100 $ par semaine aux parents qui restent à la maison pour s'occuper de leur enfant. Le rapport fait valoir qu'une telle mesure aurait pour effet d'inciter les femmes à quitter le marché du travail et à réduire leur autonomie financière. Il ajoute qu'en période de pénurie de main-d'oeuvre, le Québec ferait le mauvais choix s'il dépensait ainsi près d'un milliard $ dans une mesure qui aurait pour effet de le priver de main-d'oeuvre.}






