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La prime allouée à Dumont n'a pas miné son résultat au vote de confiance

Le lundi 17 mars 2008

LAVAL - La grogne autour du montant de 50 000 $ versé à Mario Dumont en supplément à son revenu de chef de l'opposition ne semble pas avoir miné la confiance des militants: le chef adéquiste a obtenu 94,8 pour cent d'appuis au vote de confiance, lors du 7e congrès de l'Action démocratique cette fin de semaine à Laval.

C'est légèrement moins que le résultat qu'il avait obtenu lors du dernier vote de confiance en 2004, alors qu'il avait récolté 95,7 pour cent d'appuis, et que celui obtenu par le premier ministre Jean Charest la semaine dernière (97,2 pour cent) d'appuis chez les militants libéraux.

La confusion entourant le surplus de salaire annuel de 50 000 $, particulièrement au sujet de la personne ou de l'instance qui aurait autorisé une telle prime, aura donc relativement peu affecté les membres, qui ont appuyé en bloc leur chef.

En point de presse, M. Dumont s'est par ailleurs déclaré ouvert à l'idée de débattre publiquement de l'encadrement de cette pratique. Plusieurs se demandent pourquoi, tant au Parti libéral qu'à l'ADQ, l'attribution de primes au chef est restée secrète jusqu'à tout récemment. Le premier ministre Jean Charest touche une prime de 75 000 $ à chaque année depuis 1998.

Le jurisconsulte Claude Bisson a d'ailleurs soutenu qu'il «serait souhaitable» que les élus au Québec révèlent toutes leurs sources de revenu.

«Si le débat vient là-dessus et si le jurisconsulte nous fait des recommandations pour faire une règle, c'est sûr qu'on ne s'y opposera pas», a déclaré le chef adéquiste. Il affirme qu'il n'y a pas d'entente écrite entre son parti et lui au sujet du surplus de salaire à proprement parler sinon que des «documents purement administratifs».

Les valeurs adéquistes

D'autre part, Mario Dumont a profité de son discours de clôture pour proposer une nouvelle «politique de la population» axée sur trois objectifs. Il souhaite une hausse du taux de fécondité, l'instauration d'une politique d'immigration qui favoriserait davantage l'intégration des nouveaux arrivants et la mise sur pied d'une politique de «retour au bercail» destinée aux Québécois qui ont quitté la province.

La veille, les militants ont adopté des propositions touchant ces thèmes, dont celle de consacrer 3 pour cent du produit intérieur brut (PIB) du Québec pour amener le taux de fécondité à au moins 2 enfants par femme. Ils se sont également prononcés en faveur de la proposition controversée de changer la grille de sélection des nouveaux arrivants et de favoriser les personnes qui pourront facilement se trouver en emploi plutôt que celles qui parlent déjà français.

Mario Dumont a aussi fait la promotion des traditionnelles valeurs adéquistes, soit «la famille et le travail», en ajoutant que c'étaient ces valeurs qui faisaient en sorte que le parti demeure solide, comparant l'ADQ à un arbre.

«Dans le Québec, l'ADQ s'est lentement à travers ses valeurs enraciné [...]. Dans l'histoire du parti, souvent il a venté. Encore récemment, on a pris le vent, mais retenez bien une chose, face au vent, l'arbre est enraciné tellement profond (sic) qu'il est toujours resté debout» a déclaré Mario Dumont devant près d'un millier de militants.}