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La population du village nordique de Salluit songe à son avenir

Le jeudi 06 mars 2008

MONTREAL - Coulées de boue, routes déformées et immeubles s'enfonçant dans le sol menacent le village de Salluit, dans le Nord du Québec, laissant ses habitants face à la perspective de devoir quitter les lieux.

En raison de la hausse des températures, les quelque 1200 résidants de la deuxième municipalité québécoise la plus au nord en sont rendus à se demander s'ils devraient déplacer les immeubles les plus importants de la localité ou carrément déménager.

«C'est une possibilité, c'est la dernière option», a affirmé Adamie Papigatuk, conseiller qui représente Salluit au sein du gouvernement régional de Kativik.

«Nous allons étudier toutes les possibilités avant de songer à un déménagement, cela est certain», a-t-il ajouté.

Toutefois, M. Papigatuk a indiqué que la municipalité se devait de minimiser les risques de désastres naturels qui pourraient résulter du réchauffement du climat et de la fonte du pergélisol.

Depuis quelques années, les routes revêtues se déforment dans la terre de moins en moins ferme. La caserne de pompiers s'est même enfoncée dans le sol au cours de sa première année de mise en opération.

M. Papigatuk a affirmé que la localité allait «bien pour le moment», mais que les politiciens locaux rencontreraient la semaine prochaine des représentants du gouvernement provincial afin de discuter des éventuelles solutions. La population sera par la suite consultée au sujet de l'avenir de leur village situé au creux de l'étroit fjord de Salluit, en face de l'île de Baffin.

Le déplacement des immeubles de plus grande taille, parmi lesquels les écoles et les édifices municipaux, à l'intérieur des terres pourrait être l'une des solutions envisagées.

«[Nous allons] tenter de trouver une façon de faire face à cet éventuel problème», a indiqué M. Papigatuk.

Entre-temps, la possibilité d'un déménagement est source de préoccupation parmi la population, a indiqué l'ancien maire de Salluit, Michael Cameron.

L'eau glacée et la glace marine du détroit d'Hudson, à quelque 15 kilomètres de Salluit, fournit à la collectivité de précieux territoires de chasse et lieux de pêche, a-t-il expliqué.

«Pour la chasse traditionnelle, pour la chasse de subsistance, les eaux sont notre vie», a affirmé M. Cameron.

«Nous avons construit ici, nous avons tellement d'infrastructures. Je suis moi-même propriétaire d'une maison, alors je serais inquiet au sujet de ma maison. Repartir à zéro dans un endroit inconnu est à mon avis pas mal ridicule.»}

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LE SAULE Isabelle Boulay

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AFRICAIN A PARIS Tiken Jah Fakoly
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