Rapport sur le financement du système de santé: les réactions sont mitigées
Le mardi 19 février 2008MONTREAL - Les réactions recueillies avant 11h00, mardi, étaient mitigées dans la foulée de la publication du rapport du groupe de travail sur le financement à long terme du système de santé dévoilé plus tôt en avant-midi, à Québec.
La CSN salue d'abord la mise en place d'un fonds de stabilisation dédié à la santé, tel que le rapport le propose. Cependant, la présidente de la centrale, Claudette Carbonneau, rejette le principe d'utilisateur payeur, préférant que le gouvernement du Québec récupère la totalité du point de pourcentage de la taxe de vente que vient de délaisser le gouvernement du Canada.
La CSN, qui représente une multitude d'employés du réseau de la santé, est contre la mise en place d'un ticket modérateur déguisé sous la forme d'un système de franchise en fonction du nombre de visites chez le médecin et du revenu de l'utilisateur. Elle y voit une entorse à l'universalité.Mme Carbonneau pense aussi qu'en contexte de pénurie, permettre à un médecin de travailler à la fois dans le privé et le public ne peut qu'accentuer le phénomène.
Pour sa part, l'Association médicale du Québec a réagi positivement au rapport Castonguay. Son président, le docteur Jean-Bernard Trudeau, estime qu'il faut une remise en question profonde du système public si l'on veut préserver les acquis du réseau.
Le docteur Trudeau se dit d'ailleurs préoccupé par la performance du réseau en termes de qualité de soins et de sécurité.
De son côté, le président du Conseil pour la protection des malades Paul Brunet s'est notamment réjoui que l'on s'attarde finalement à l'origine des coûts de gestion du système de santé. Il considère que ces coûts sont trop importants parce que personne d'autre que le ministre de la Santé n'est imputable dans le réseau.
M. Brunet apprécie aussi l'accélération proposée du déploiement de cliniques de santé afin de donner à chaque Québécois l'accès à un médecin de famille.
Par contre, il a des réserves quant à l'imposition d'une franchise annuelle qui serait calculée en fonction du revenu et du nombre de visites médicales ainsi que le fait de limiter les dépenses des soins de santé en fonction des revenus de l'Etat.}






