Agriculture et changements climatiques: Greenpeace invite les élus à l’action
Le mercredi 09 janvier 2008MONTREAL - Une étude écossaise réalisée pour le compte de l'organisme environnementaliste Greenpeace conclut que l'agriculture est, pour l'ensemble de la planète, l'une des plus grandes sources d'émissions de gaz à effet de serre.
En conséquence, Greenpeace recommande avec urgence aux gouvernements du Québec et du Canada d'adopter des mesures.
Le rapport cible la surutilisation des engrais, la déforestation, la dégradation des sols et les élevages intensifs.Au total, la contribution de l'agriculture aux changements climatiques et la déforestation pour faire place à des terres agricoles, sont estimées à entre 8,5 et 16,5 milliards de tonnes d'oxyde de carbone, ce qui correspond au minimum à 17 pour cent et au maximum à 32 pour cent de toutes les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine.
Au Québec, 8,3 pour cent des émissions sont le résultat des activités agricoles directes. Greepeace estime qu'environ 15 pour cent des émissions au Québec proviennent des activités associées au secteur alimentaire.
Eric Darier, responsable de la campagne Agriculture pour Greenpeace au Québec, est préoccupé par l'augmentation au Québec de 23 pour cent des émissions provenant de l'agriculture entre 1990 et 2004, en raison, notamment, de la croissance des élevages et de l'utilisation des engrais.
Pour réduire les effets sur les changements climatiques, le rapport suggère une moindre utilisation des engrais, la protection des sols, l'amélioration de la production du riz et la réduction de la consommation de viande, en particulier dans les pays développés.
Le chercheur principal de l'étude, le professeur Pete Smith, de l'Université d'Aberdeen, en Ecosse, est aussi l'un des principaux auteurs pour le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).}






