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Les Québécois donnent peu aux oeuvres de charité, selon une étude

Le mardi 18 décembre 2007

MONTREAL - Les Québécois comptent parmi les moins généreux en Amérique du Nord en matière de dons de charité, selon une nouvelle étude de l'Institut Fraser.

Intitulée «Generosity in Canada and the United States: The 2007 Generosity Index», l'étude compare notamment la générosité financière des citoyens des 10 provinces du pays par rapport aux 50 états américains.

L'indice de générosité 2007 révèle que seulement 22,5 pour cent des Québécois ont déclaré des dons de bienfaisance qui comptent pour environ 0,33 pour cent du revenu total gagné dans la province.

Le Manitoba affiche l'indice le plus élevé, avec 28,4 pour cent de ses contribuables qui ont versé aux oeuvres de charité des dons totalisant 1,11 pour cent du revenu gagné dans la province.

En rapportant ces données à l'échelle des 64 entités territoriales d'Amérique du Nord, le Québec se classe au 59e rang, suivi seulement du Yukon, du Dakota du Nord, de la Virginie-Occidentale, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut.

C'est l'Utah qui arrive en tête de l'indice de générosité avec 36,4 pour cent de contribuables déclarant des dons comptant pour 3,71 pour cent du revenu gagné dans cet Etat.

Par rapport à leur revenu, les habitants de l'Utah versent en dons au moins 11 fois plus que les Québécois et presque trois fois plus que les habitants du Manitoba, pourtant la plus généreuse des provinces canadiennes.

En comparant la générosité des deux pays sur le plan monétaire, on constate que les Etats-Unis devancent de loin le Canada avec 30,6 pour cent de contribuables déclarant un don, contre 25,1 pour cent des Canadiens.

C'est surtout au chapitre de la moyenne des dons en monnaie nationale que le Canada fait piètre figure. Aux Etats-Unis, cette moyenne atteint 4388 $ US, soit près de quatre fois plus qu'au Canada où la moyenne est de 1345 $.

L'Institut Fraser est un organisme de recherche et de formation indépendant qui a pour mission d'analyser l'impact des marchés concurrentiels et de l'intervention gouvernementale sur le mieux-être des individus.}