Valery Fabrikant se retrouve en cour pour une poursuite d'il y a 15 ans
Le mardi 06 novembre 2007MONTREAL - L'auteur de l'une des pires tueries à avoir eu lieu dans une école au pays affirme que les gestes qu'il a commis ne peuvent être comparés à ceux de Marc Lépine à l'Ecole polytechnique de Montréal, qui ont coûté la vie à 14 femmes.
Valery Fabrikant, ancien professeur de génie, a assassiné quatre de ses collègues à l'Université Concordia, à Montréal, en 1992, mais il assure qu'il s'agissait d'une attaque légitime contre des compagnons de travail qui tentaient de profiter du fruit de ses recherches.«Il n'y a rien en commun, a-t-il déclaré. Il a tué des personnes innocentes, pas moi.»
Fabrikant a tenu ces propos en Cour supérieure du Québec, lundi, où est finalement entendue une poursuite intentée avant la tuerie. Il réclame un total de 600 000 $ en dommages et intérêts de plusieurs anciens professeurs de Concordia qui auraient «profité injustement» de ses travaux et «extorqué» ses documents.
De telles allégations n'ont rien de nouveau pour Fabrikant, qui a affirmé lors de son procès pour meurtre au premier degré, en 1993, qu'il avait été poussé à la violence parce que des collègues s'appropriaient son travail.
Lundi, Fabrikant a déposé une série de requêtes, incluant des demandes afin d'accéder à des logiciels, d'obtenir que certains témoins puissent livrer leur témoignage par téléphone et de blanchir sa réputation.
Depuis sa condamnation en 1993, l'homme a acquis la réputation d'engorger le système avec ses demandes d'appel, ses poursuites et autres requêtes légales. La cour lui a ordonné de mettre fin à ses manoeuvres en 2000.
Fabrikant, qui se représente seul, a paru mettre à l'épreuve la patience du juge Gilles Hébert à plusieurs reprises, lundi. De façon répétée, il a remis en quesiton les méthodes du magistrat, durant les procédures, et il s'est même moqué de l'une de ses décisions.
«Qu'avez-vous de si particulier», a-t-il demandé au juge lorsqu'a été refusée sa demande d'une table de plus grande taille dans le box des prisonniers.
Frabrikant s'en est également pris verbalement à des avocats de la défense, leur reprochant de ne pas avoir certains documents en leur possession.
Frabrikant devrait être appelé à la barre mercredi.}








