Les étudiants en grève manifestent contre la hausse des frais de scolarité
Le vendredi 16 novembre 2007MONTREAL - Des membres de 38 associations étudiantes en grève s'étaient donné rendez-vous jeudi après-midi, à Montréal, pour manifester contre la décision du gouvernement du Québec d'augmenter les droits de scolarité de 50 $ par session.
Malgré la pluie, plusieurs centaines de personnes ont répondu à l'appel de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), munis de drapeaux, banderoles, chansons et slogans en faveur d'une plus grande accessibilité aux études.La porte-parole de l'ASSE, Marie-Eve Ruel, a énuméré les revendications étudiantes, dont la gratuité scolaire, une amélioration des ressources et un service de garde adapté à la réalité des parents étudiants.
Plus tôt dans la journée, le premier ministre Jean Charest avait affirmé que le gouvernement ne reviendrait pas sur sa décision d'augmenter les droits de scolarité.
«La politique reçoit un large appui, et je dirais même un appui unanime à l'Assemblée nationale», avait avancé le premier ministre en matinée.
«Même le Parti québécois, qui a fait campagne contre l'augmentation des frais de scolarité, aujourd'hui, se rallie à la décision d'augmenter les frais, en même temps qu'on bonifie les prêts et bourses», avait ajouté M. Charest alors qu'il prenait part à une remise de prix, à Montréal.
Mme Ruel a pour sa part soutenu que les étudiants ne renonceraient pas à revendiquer une plus grande accessibilité aux études.
Alexandre Leduc, représentant des étudiants de l'Université du Québec à Montréal, croit que les droits de scolarité ne doivent pas être augmentés, même s'ils sont déjà inférieurs à la moyenne canadienne.
«Est-ce qu'on considère que les études sont une question de talent ou d'argent?» a demandé l'étudiant en histoire.
«Si c'est une question de talent, la barrière financière à l'accessibilité aux études doit être réduite au maximum.»
Le parcours de la manifestation n'était pas divulgué à l'avance, ce qui a causé certains maux de tête aux automobilistes circulant au centre-ville.
Elle s'est cependant déroulée dans le calme, encadrée de voitures de police.
Les étudiants s'étaient plaints de la brutalité des forces policières aux cours d'affrontements dans des manifestations et «bed in» qui se sont tenus récemment à l'UQAM et au cégep du Vieux-Montréal.
Quelque 58 000 étudiants d'universités et de cégeps sont actuellement en grève. Des votes de reconduction de grève devraient se tenir dans plusieurs facultés dans les jours à venir.}








