L'intégration des immigrants se passe bien, dit Louis Balthazar
Le mardi 27 novembre 2007MONTREAL - L'intégration des immigrants au Québec se passe bien, quoiqu'on en dise, et le malaise ressenti à ce sujet est en fait une «création médiatique».
C'est la thèse qu'a défendue le professeur retraité de l'Université Laval Louis Balthazar, qui a témoigné lundi à Montréal devant la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables.
Selon le professeur émérite, l'intégration des immigrants à la société québécoise se fait assez bien, compte tenu du faible poids démographique du Québec. Ailleurs dans le monde, il y a peu d'exemples d'aussi petites sociétés qui ont aussi bien réussi à intégrer autant d'immigrants, a-t-il soutenu.M. Balthazar a fait une distinction entre les gens plus âgés, de sa génération, qui sont plus mal à l'aise avec les changements démographiques et sociaux qu'a subis le Québec, et les générations plus jeunes, qui ne rapportent pas de problèmes. Il juge normales ces appréhensions des gens de sa génération.
De son côté, l'ancien candidat au leadership du Parti québécois Louis Bernard a déploré le fait que la Loi 101 ait raté son objectif principal, qui était de faire du Québec «un pays ostensiblement français».
Lui qui a été intimement lié à l'adoption de ces mesures que sont la Charte de la langue française et l'accord fédéral-provincial sur l'immigration, a dénoncé «la grande illusion» de ceux qui croient que le Québec est un pays français. Les forces naturelles, a-t-il dit, jouent en faveur de l'anglais.
La solution, a-t-il conclu, réside en la souveraineté du Québec pour des raisons de «sécurité identitaire».}









