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Première tribune radiophonique hebdomadaire pour Jean Charest

Le lundi 01 octobre 2007

MONTREAL - Le premier ministre du Québec Jean Charest a profité de sa première tribune radiophonique hebdomadaire pour parler de différents enjeux qui touchent les Québécois.

Il s'adressera ainsi à la population tous les dimanches matin, pendant 10 minutes, sur les ondes du groupe Corus, ce que les deux partis d'opposition ont refusé, jugeant inacceptables les paramètres proposés.

M. Charest a expliqué que sa tournée dans la province, cet été, lui a permis de faire certains constats, notamment sur la situation de l'économie au Québec. Il a souligné que son gouvernement a fait un ménage important dans les affaires de l'Etat et que le Québec, avec la Colombie-Britanique, est la province qui a le mieux contrôlé la croissance de ses dépenses, voire mieux que le gouvernement fédéral.

A chaque année, depuis 2003, 7000 personnes de moins travaillent pour le gouvernement provincial puisque seulement un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite est remplacé.

Selon M. Charest, les économies engendrées permettent de dégager des marges de manoeuvre, notamment pour commencer à réduire le poids de la dette pour la société. Il estime que les effets se font ressentir dans les poches des contribuables puisqu'ils paient moins d'intérêts sur la dette.

Par ailleurs, le premier ministre souligne que l'économie du Québec se porte bien avec un taux de chomage à 7 pour cent, son plus bas niveau depuis une trentaine d'années. Les gens sont également moins dépendants des programmes de soutien au revenu puisqu'on compte 55 000 prestataires de moins à l'aide sociale.

Jean Charest reconnaît cependant que la crise persiste dans l'industrie forestière. Un problème amplifié, selon lui, avec la devise canadienne qui a dépassé la valeur du dollar américain (1,0052$ US), ce qui ne facilite pas les exportations.

Cette situation nuit également aux exportations dans le secteur manufacturier qui fait face aussi à une compétition plus grande des pays émergents, comme la Chine, l'Inde et la Russie.

Le gouvernement Charest est en négociation présentement pour un accord transatlantique Europe-Canada, indiquant que le Québec est la porte-d'entrée de l'Amérique du Nord.

Des négociations sont également en cours en vue d'un accord pour la reconnaissance des compétences des professionels entre la France et le Québec, ce qui permettrait à un médecin par exemple de travailler aux deux endroits.

M. Charest mise aussi sur un projet de libre-échange avec l'Ontario, un marché de 14 millions de personnes, ainsi que sur un projet de mobilité de la main d'oeuvre partout à travers le Canada.

Enfin, Jean Charest estime que l'immigration peut grandement contribuer à l'économie québécoise. Selon le premier ministre, l'intégration des immigrants doit se faire en fonction de nos valeurs, dont certaines sont non négociables, comme l'égalité entre les hommes et les femmes, et la langue française.}