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Les indépendants du pétrole disent ne pas pouvoir payer la nouvelle redevance

Le mardi 02 octobre 2007

MONTREAL - Les différents secteurs industriels rivalisent d'arguments dans l'espoir de convaincre Québec de leur éviter de la redevance sur les hydrocarbures, qui est officiellement entrée en vigueur lundi.

La présidente-directrice générale de l'Association des indépendants du pétrole, Sonia Marcotte, a été la première à revenir à la charge en soutenant que ses membres ne pourraient pas payer la taxe puisque cette dernière «est supérieure aux profits nets» des petits détaillants.

Les indépendants ont une fois de plus demandé à Québec de nommer un «vérificateur spécial» qui examinerait leurs livres afin de prouver hors de tout doute qu'ils n'ont pas les moyens d'assumer la redevance.

L'Association souhaiterait à tout le moins que Québec impose la taxe à la rampe de chargement, ce qui serait selon elle plus juste pour l'ensemble des stations-services. On craint en effet que les grandes pétrolières s'abstiennent de transférer le coût de la redevance à leurs clients afin de conduire les indépendants à la faillite.

Le porte-parole des grandes pétrolières, Carol Montreuil, reste flou à cet égard, affirmant que «personne ne sait» si le montant de la taxe - 0,8 cent le litre d'essence - sera refilé aux consommateurs.

Les alumineries, les cimenteries et les autres grands utilisateurs de pétrole et de charbon - y compris la Société de transport de Montréal - souhaitent carrément être épargnées par la redevance.

Au bureau du ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, on refuse d'envisager la nomination d'un vérificateur spécial comme le demandent les indépendants du pétrole.

Le porte-parole du ministre, Pascal D'Astous, a indiqué lundi que le gouvernement avait «écouté tous ceux qui ont fait des représentations cet été» et que le tout allait être reflété dans le règlement qui doit être adopté d'ici quelques semaines. Il sera rétroactif au 1er octobre.}