L'imam a épuisé toutes les avenues pour éviter l'expulsion, dit son avocate
Le jeudi 18 octobre 2007MONTREAL - Une avocate de l'imam controversé Saïd Jaziri affirme que la déportation imminente de son client est purement politique, et que son renvoi vers la Tunisie, la semaine prochaine, semble inévitable.
Selon Nawal Benrouayene, la bataille juridique est apparement terminée pour Saïd Jaziri. Le religieux musulman a comparu devant la Commission de l'immigration et du statut de réfugié mercredi. Après une audience de près de quatre heures, la Commission a jugé qu'il risquait de disparaître et a ordonné qu'il soit détenu jusqu'à son expulsion, lundi.Il a été question de demander au gouvernement fédéral un décret spécial pour stopper le processus de déportation de l'imam, mais puisque la décision est politique, son client n'aura probablement aucune aide, a dit l'avocate, selon laquelle Saïd Jaziri ne fait plus confiance au système.
L'ordre de déportation a provoqué une explosion de colère de la part des membres de la mosquée de l'imam présents dans la petite salle d'audience. L'imam lui-même et d'autres ont crié à l'injustice, tandis que Nancy-Ann Adams, l'épouse d'origine canadienne de l'imam, enceinte, éclatait en sanglots.
Saïd Jaziri affirme qu'il sera torturé et tué s'il retourne dans son pays d'origine.
Il avait été arrêté par les services frontaliers canadiens lundi matin en vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés.
Le Tunisien d'origine n'a plus de statut légal au Canada puisqu'il a perdu son statut de réfugié en 2006, entre autres parce qu'il avait omis de révéler aux autorités canadiennes qu'il avait un casier judiciaire en France.
Il est détenu au Centre de prévention de l'immigration, à Laval, parce qu'on craint qu'il disparaisse ou qu'il se réfugie dans sa mosquée. En décembre dernier, l'imam s'y était justement barricadé après la révocation du statut de réfugié qu'il avait obtenu en 1998.}








