De l'action pour améliorer les services de garde en milieu scolaire
Le jeudi 04 octobre 2007MONTREAL - La ministre de l'Education Michelle Courchesne s'est attiré des applaudissements de plusieurs groupes, mercredi, en annonçant la création d'un groupe de travail sur les services de garde en milieu scolaire.
La coalition de groupes de parents, de directions d'école et de travailleuses dans les services de garde en milieu scolaire avait initialement convoqué la presse pour déplorer le manque d'action en la matière. Mais mardi après-midi, la ministre les a rencontrés pour annoncer la création de ce comité, a-t-on confirmé mercredi au cabinet de la ministre Courchesne.C'est donc tout sourire que même la CSN et la CSQ, habituellement fort critiques du gouvernement Charest, ont accueilli la formation de ce groupe de travail, auquel certains membres de la coalition siégeront.
Bien que les centrales syndicales comptent profiter de l'occasion pour améliorer certaines conditions de pratiques des travailleuses de garde en milieu scolaire, comme la formation des travailleuses et le ratio travailleuse-enfants, elles veulent également bonifier d'autres aspects. Elles citent entre autres la place du service de garde au sein de l'école, les activités offertes et un véritable programme éducatif.
«Il est absolument essentiel de distinguer les genres. Il y a d'importants problèmes de conditions de travail, mais ce sont des choses qui doivent être faites dans le bon format, à des tables de négociation», a précisé la présidente de la CSN Claudette Carbonneau.
Elle relève, entre autres problèmes, celui des horaires brisés, de l'«extrême précarité d'emploi» des travailleuses, de même que la nécessité de réévaluer l'emploi et les conditions salariales.
Le regroupement a hâte de se mettre à la tâche, compte tenu qu'il y a déjà un an qu'a été publié l'avis du Conseil supérieur de l'éducation, très critique à l'endroit des services de garde en milieu scolaire.
Le regroupement veut d'ailleurs s'attaquer à ces problèmes de qualifications des travailleuses, du ratio travailleuse-enfants, de la place du service de garde au sein de l'école, de la cohabitation pas toujours facile entre l'école et le service de garde, du programme éducatif, des activités, etc.
«Nous, c'est nos enfants qu'on laisse aux services de garde. C'est ce qu'on a de plus précieux dans la vie. Les services de garde, ça ne devrait pas être juste un stationnement, pour les enfants, en attendant que les parents viennent les chercher», a lancé François Paquette, vice-président de la Fédération des comités de parents du Québec.
Mme Carbonneau a confiance en ce groupe de travail pour améliorer la qualité des services de garde en milieu scolaire. Elle ne craint pas qu'il s'agisse là d'un autre groupe de travail institué pour reporter le règlement des problèmes en les balayant sous le tapis. «La police d'assurance anti-pelletage, c'est nous tous», a-t-elle lancé.}









