Une entente sur l'accélération du retrait des HCFC est intervenue
Le lundi 24 septembre 2007MONTREAL - Les participants à la Conférence des Nations unies sur la protection de la couche d'ozone, qui se tenait à Montréal, ont conclu vendredi soir une entente sur une accélération du calendrier de retrait des HCFC.
Ces gaz utilisés dans la réfrigération et la climatisation sont tenus responsables de la destruction de la couche d'ozone.Les gouvernements de près de 200 pays ont convenu d'accélérer de 10 ans le calendrier d'élimination des HCFC. Ainsi, les pays industrialisés devront commencer à interdire leur utilisation dès 2010 et les abolir complètement d'ici à 2020. Les pays en développement devront commencer à réduire l'utilisation des HCFC en 2015 et l'abolir en 2030.
Les pays plus pauvres recevront du financement afin de pouvoir atteindre leurs objectifs.
«C'est peut-être l'avancée la plus importante dans un processus de négociations environnementales depuis au moins cinq ou six ans, parce que nous avons établi des cibles spécifiques et un échéancier ambitieux», a déclaré Achim Steiner, le sous-secrétaire du programme environnemental de l'ONU, en vidéo-conférence de New York.
La conférence de la semaine dernière marquait le 20e anniversaire du protocole de Montréal, un accord signé par 191 parties - 190 pays et la Commission européenne - afin de réduire l'usage de produits chimiques qui détruisent la couche d'ozone.
Le ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, a mentionné que les HCFC endommagent la couche d'ozone et contribuent aux changements climatiques.
Lors d'une conférence de presse à Montréal, samedi, le ministre Baird s'est dit fier du rôle du Canada dans l'obtention de ce consensus.
«Nous devons apprendre du succès du protocole de Montréal, a-t-il dit. Le Canada, les Etats-Unis, la communauté européenne ont confiance [...]. Nous devons bâtir sur cette confiance pour d'autres ententes environnementales.»
Jean Langlois, du Sierra Club du Canada, considère cet accord comme une bonne chose, mais il somme le gouvernement canadien d'aborder une approche similaire, incluant des cibles précises et un échéancier, pour la question des gaz à effet de serre.}









