Un policier n'a disposé que de quelques instants pour abattre Kimveer Gill
Le mercredi 12 septembre 2007MONTREAL (PC) - Un an après le drame, l'agent Denis Côté, de la police de Montréal, raconte qu'il n'a eu que quelques instants pour tirer le coup de feu qui a fait tomber le tueur du collège Dawson, Kimveer Gill.
Gill, qui se servait de deux étudiants comme écran, s'était accroupi près de machines distributrices dans l'atrium du collège quand des policiers se sont approchés de lui le 13 septembre 2006.Il avait déjà blessé par balles 20 personnes en plus de tuer une jeune étudiante de 18 ans, Anastasia De Sousa.
M. Côté se trouvait à une vingtaine de mètres de Gill quand il a pu mettre le tueur en joue.
En entrevue avec la Presse Canadienne, il raconte que le projectile a passé entre les deux otages et l'a atteint, ce qui lui a fait échapper sa mitraillette.
La balle a frappé le bras de Gill, mais ne l'a pas tué. Quelques secondes plus tard, il se donnait la mort avec une de ses armes de poing.
L'agent Côté et quatre de ses collègues qui ont joué un rôle important pendant la fusillade rencontreront les médias, mercredi, à la veille du premier anniversaire de la tragédie. C'était la troisième fusillade importante à survenir dans une institution d'enseignement de Montréal après la tuerie de la Polytechnique en 1989 et celle de Concordia en 1992. M. Côté et ses collègues ne jouent pas les braves, disant simplement avoir fait ce qu'il fallait pour sauver des vies. Les agents Anne-Marie Dicaire et Alain Diallo répondaient à un appel routinier pour une petite affaire de drogue au collège. Ils s'apprêtaient à partir quand Gill a ouvert le feu. Ils ont été les premiers policiers à l'apercevoir. M. Diallo a essayer d'abattre Gill, mais il n'arrivait pas à avoir une ligne de tir dégagé en raison des étudiants en panique qui couraient dans tous les sens. D'autres policiers et des ambulanciers ont commencé à arriver sur les lieux. Le lieutenant Martin Dea a alors pris les commandes de l'opération. Denis Côté est arrivé à son son tour et a saisi la brève occasion qui s'est présentée à lui. M. Côté dit penser aux victimes, mais est heureux qu'il n'y en ait pas eu davantage. }









