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Le procès pour ivresse au volant de Mario Pelchat se poursuit

Le vendredi 28 septembre 2007

MONTREAL - Le procès pour ivresse au volant de Mario Pelchat s'est poursuivi jeudi en cour municipale à Montréal. Il a été révélé que le taux d'alcool dans le sang du chanteur s'élevait à près du double de la limite permise par la loi, et ce, une heure et demi après son arrestation, dans la nuit du 20 avril 2004.

De plus, le chanteur aurait eu un comportement douteux avec les policiers qui l'ont arrêté, affichant une attitude arrogante à la limite de l'agressivité, selon la policière Edith Boisclair, du Service de police de la Ville de Montréal.

La constable Boisclair a raconté au juge Denis Laberge que Pelchat a d'abord soufflé à quatre reprises dans un ivressomètre sur les lieux de son arrestation. Les trois premières fois il aurait inspiré, ne respirait pas assez fort ou son souffle aurait été saccadé. La quatrième fois, pour des raisons inconnues, c'est l'appareil qui a flanché.

La policière Boisclair a quand même procédé à l'arrestation du chanteur parce que, selon elle, il avait les yeux rouges, vacillait sur ses jambes et sentait l'alcool.

Durant son transport au poste de police, Mario Pelchat aurait lancé qu'il n'était pas un criminel et qu'il n'avait pas tué personne, tout en se plaignant d'avoir été menoté. Il aurait même comparé son traitement à celui de Maurice Mom Boucher.

Une fois au poste, après avoir appelé son avocat, Pelchat s'est soumis à deux reprises à l'ivressomètre et l'on a constaté qu'il dépassait largement la limite permise par la loi. Une première fois, l'appareil indiquait 0,15 alors que la deuxième fois, quelque vingt minutes plus tard, il affichait un taux de 0,14.

Toujours selon la policière Boisclair, Mario Pelchat, aurait fait allusion à plusieurs reprises au cours de la nuit à son métier de chanteur. Il était d'ailleurs pressé de quitter le poste de police, prétextant avoir besoin de sommeil en vue de son spectacle du lendemain.

Le procès reprendra les 15 et 16 mai 2008.}