Le procès du Rwandais Désiré Munyaneza reprend ce mardi à Montréal
Le mardi 04 septembre 2007MONTREAL (PC) - Le procès de Désiré Munyaneza, ressortissant rwandais accusé d'avoir été un chef de gang, un tueur et un violeur lors du génocide de 1994 au Rwanda, reprend à Montréal, ce mardi, avec les témoignages d'enquêteurs de l'unité des crimes de guerre du gouvernement fédéral.
Guy Poudrier, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), se retrouvera vraisemblablement dans une position délicate, à la suite d'allégations selon lesquelles son équipe et des responsables de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) n'ont pas été en mesure de fournir tous les éléments de preuve dans le cadre d'une affaire distincte impliquant un réfugié rwandais accusé de crimes de guerre.
M. Poudrier a dirigé l'équipe qui s'est rendue au Rwanda, en 2002, afin de recueillir des éléments de preuve pouvant incriminer le réfugié. A l'occasion du même voyage, ils ont fait enquête sur Munyaneza et deux autres hommes.M. Poudrier a été le seul témoin fédéral lors de l'audience tenue afin de décider si le réfugié devait être expulsé du Canada.
Des documents judiciaires montrent qu'à plusieurs reprises, M. Poudrier s'est vu demander s'il comptait d'autres déclarations de témoins, en particulier des déclarations suspectibles d'innocenter le réfugié. Chaque fois, Il a répondu qu'à sa connaissance, il n'existait aucune déclaration du genre.
«Il a déclaré dans le cadre de son témoignage qu'il n'y avait pas d'autres déclarations disculpatoires, et il y en avait. Qu'il ait fait cela intentionnellement ou non ne fait pas de différence», a déclaré l'avocat du réfugié, Lorne Waldman.
L'équipe assurant la défense de Désiré Munyaneza est au courant de la controverse, et l'avocat Laurence Cohen affirme avoir l'intention d'exploiter la situation en cour.
Guy Poudrier figure au nombre de la demi-douzaine de témoins de la police devant témoigner au procès de Munyaneza.}








