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Dion fait son mea culpa et attaque le PC sur sa politique étrangère

Le vendredi 21 septembre 2007

MONTREAL (PC) - Le chef libéral Stéphane Dion s'attribue la responsabilité du piètre résultat de son parti aux dernières élections complémentaires du 17 septembre et pointe du doigt, en partie, son éternel problème d'image.

«Le chef doit prendre la responsabilité. C'est sûr que le parti a été amoché par les problèmes qu'on a eus et qui se sont reflétés par la débâcle de 2006 au Québec. Depuis dix mois, j'essaie de relancer la chose. Ce qu'on voit d'intéressant sur le terrain, c'est que les gens nous respectent maintenant. Ce n'est plus l'agressivité de 2006. Il y a beaucoup de respect, de l'écoute; pas encore de l'appui. Donc, il y a une étape additionnelle qu'on doit encore franchir», a commenté jeudi M. Dion.

Le chef de l'Opposition officielle à la Chambre des communes a fait ces commentaires lors d'une rencontre avec la presse, après qu'il eut prononcé une allocution sur la politique étrangère devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

«Je dois me battre contre une caricature de moi-même, qui est plus dans l'esprit des gens que la personne que je suis», a opiné M. Dion.

Le chef libéral compte corriger cette impression qu'il a laissée dans le public en «parlant comme je parle aujourd'hui, en mettant ma personnalité plus au devant des choses». Il souhaite donc changer son image.

«Jusqu'à présent, j'ai été un chef comme j'étais ministre. Je répondais aux dossiers. Là, il faudrait que les gens voient, derrière ça, ce qui m'anime, parce qu'ils veulent me connaître. C'est normal; on veut connaître le premier ministre beaucoup plus qu'on veut connaître les ministres. Je suis une personne plutôt discrète; j'aime parler des choses et pas forcément de moi. Il faut aussi voir l'âme, la personne qui est animée derrière ça.»

Réagissant au mea culpa de son chef, le député libéral Denis Coderre a salué «l'acte d'humilité», de «courage» et d'«audace» de M. Dion.

Il a nié que les problèmes des libéraux se limitent au chef et soutenu qu'ils pouvaient remonter la pente auprès des francophones. «On peut pogner. Ce n'est pas un problème de pognage. Mais peut-être qu'il y a une autre poignée qu'il faut prendre, par exemple.»

Politique étrangère
Devant le CORIM, M. Dion prononcé un discours à saveur hautement partisane pour ce genre de tribune, critiquant vertement le gouvernement de Stephen Harper.

Venu parler de la politique étrangère du Canada, M. Dion a vilipendé le gouvernement conservateur, qualifiant sa politique étrangère de médiocre, rigide, simpliste, incompétente et marquée par l'amateurisme.

M. Dion a notamment reproché au gouvernement conservateur d'avoir négocié à rabais une entente sur le bois d'oeuvre avec les Américains, d'être indifférent au sort de l'Afrique et d'avoir engagé 30 milliards $ de dépenses en achats militaires pour des équipements qui n'étaient pas toujours nécessaires.}