Cérémonie marquant le premier anniversaire de la tragédie du Collège Dawson
Le vendredi 14 septembre 2007MONTREAL (PC) - Le collège Dawson a souligné sobrement mais avec émotion, jeudi, le premier anniversaire de la tragédie survenue le 13 septembre 2006, lorsqu'un tireur fou est entré dans l'institution, tuant une personne, en blessant 20 autres et semant la terreur sur son chemin.
L'atrium du collège, par où le tireur Kimveer Gill était entré, était bondé, plusieurs étudiants arborant du rose en souvenir de la victime, Anastasia De Sousa, âgée de 18 ans. Certains ont pleuré et d'autres se sont réconfortés mutuellement lors de la brève cérémonie.
L'émotion était palpable lorsqu'une étudiante, Meaghan Blake, a interprété a capella la chanson «Angel», de Sarah MacLachlan Le président du Conseil étudiant, Charles Brenchley, a reconnu que les événements avaient laissé des traces et des anxiétés chez les étudiants, mais a ajouté que ceux-ci avaient surmonté l'épreuve avec courage et dignité. Le directeur général de l'établissement, Richard Filion, a donné sensiblement le même son de cloche, avant de demander un moment de silence, dont la lourdeur était en soi plus éloquente que tout discours. Après la brève cérémonie, un arbre entouré d'un ruban rose a été planté sur le terrain de l'institution, inaugurant du coup un nouveau Jardin de la paix. Il s'agissait d'un amandier du Japon, essence reconnue pour ses fleurs roses. L'arbre, un don du Service de police de la Ville de Montréal, a été planté par la famille d'Anastasia De Sousa. Les policiers ont d'ailleurs reçu une chaleureuse ovation de la part des étudiants. Le premier ministre Jean Charest, présent aux cérémonies, a profité de l'occasion pour annoncer une subvention de 460 000 $ pour la réalisation d'une étude sur les impacts de la fusillade sur la santé émotionnelle et physique de la communauté étudiante ainsi que sur l'efficacité des services de soutien psychologique mis en place après la tragédie. Le tout devrait déboucher sur l'établissement d'un protocole de réponse pour les situations de crise en milieu scolaire. «Nous avons constaté que suite à des tragédies semblables [...], aucune étude n'a été faite sur une longue période de temps qui permettrait de mesurer l'impact sur les victimes immédiates et la communauté, a dit M. Charest. Ce que nous voulons, c'est en quelque sorte développer un mode d'emploi, d'intervention, qui servira aux professionnels à tous les niveaux.» Rappelons que Kimveer Gill avait fait irruption dans la cafétéria de l'école avec trois armes à feu. Dans sa folie meurtrière, il avait assassiné la jeune De Sousa, blessé 20 autres personnes avant de s'enlever la vie. }







