La réouverture du Collège de Saint-Jean provoque des réactions divergentes
Le jeudi 19 juillet 2007MONTREAL (PC) - L'annonce de la réouverture du Collège militaire royal de Saint-Jean ne fait pas l'unanimité.
Le maire de Saint-Jean-sur-Richelieu, Gilles Dolbec, considère que l'annonce de jeudi matin "marque le retour de la prestigieuse institution" pour ses citoyens. Il rappelle que la fermeture de 1995 avait fait très mal à la région et que plusieurs commerçants de la ville en avaient souffert.Par ailleurs, ce nouveau programme de formation de deux ans ne satisfait pas le critique libéral en matière de défense nationale, Denis Coderre. Contrairement à ce qu'affirme le gouvernement conservateur, il ne croit pas que ce soit un premier pas vers le retour, à Saint-Jean-sur-Richelieu, d'une formation de cinq ans qui incluerait le niveau universitaire. Pour M. Coderre, "c'est un peu comme offrir un club école au lieu d'avoir une franchise de la ligue nationale".
En entrevue à NTR, Denis Coderre a toutefois été forcé d'admettre qu'il s'agissait d'une meilleure nouvelle que l'annonce de fermeture faite par le gouvernement libéral, il y a 12 ans.
Pour sa part, le député bloquiste de Saint-Jean, Claude Bachand, s'est dit "plutôt heureux de la réouverture même partielle". Il souligne qu'"il faudrait aussi rétablir le budget de l'époque, ce qui n'est pas le cas pour l'instant".
Le budget du Collège militaire royal de Saint-Jean et son nombre d'étudiants représenteront environ 50 pour cent de ceux de 1994.
Selon M. Bachand, les conservateurs tentent une récupération politique de l'annonce, alors que les soldats québécois viennent de partir pour l'Afghanistan. Le député bloquiste croit que le gouvernement se trompe s'il pense qu'il va améliorer la perception des Québécois sur la mission en Afghanistan en rouvrant le Collège.
Pour le professeur Houchang Hassan-Yari du Collège militaire de Kingston, en Ontario, qui a déjà enseigné à Saint-Jean, la nouvelle est positive pour les 200 jeunes militaires qui seront en formation à la rentrée de 2008.
M. Hassan-Yari croit que le retour d'une institution francophone "renforce la cohésion nationale". Il explique que les étudiants québécois pourront amorcer leurs études près de leurs familles et que ceux d'ailleurs au pays pourront apprendre la langue et la culture francophones.
}









