L'étalement urbain inquiète les agriculteurs de tout le pays
Le lundi 04 juin 2007MONTREAL (PC) - Au Québec comme dans le reste du pays, l'étalement urbain grignote de précieuses terres agricoles. Devant l'expansion sans frein des banlieues, comme c'est le cas autour de Montréal, les agriculteurs craignent la disparition de leur mode de vie.
Si l'expansion démographique alimente le phénomène de l'étalement urbain à Toronto et Calgary, Montréal, malgré une croissance plus lente, s'étend elle aussi.Les Montréalais du centre-ville déménagent en banlieue et de plus en plus de terres agricoles font l'objet de changements de zonage pour leur attribuer un usage résidentiel ou commercial. Les agriculteurs québécois, sous la direction de l'Union des producteurs agricoles (UPA), sonnent l'alarme.
Pour Laurent Pellerin, président de l'Union des producteurs agricoles, on ne devrait accorder aucun permis de développement sur des terres arables. Il a déclaré récemment que ces terres valent de l'or.
Selon un rapport de Statistique Canada remontant à 2005, plus de 7400 kilomètres carrés de terres agricoles ont été avalés par la croissance des villes entre 1971 et 2001.
Au Québec, environ 50 000 hectares de terres agricoles ont fait l'objet d'un nouveau zonage depuis 1994, en majeure partie autour de Montréal.}








