Le projet de loi Charest sur le contrôle des armes ne fait pas l'unanimité
Le lundi 07 mai 2007MONTREAL (PC) - Le plan proposé par le gouvernement Charest pour le contrôle des armes semi-automatiques a été accueilli d'une façon plutôt surprenante, ses principaux détracteurs clamant qu'il est bourré de trous.
Bien que les détails de ce plan proposé ne seront connus qu'après la rentrée parlementaire de cette semaine, les libéraux ont déjà indiqué qu'ils voulaient forcer les propriétaires d'armes à feu à autorisation restreinte à les laisser en permanence à leur club de tir.Selon ce plan, les clubs seraient également responsables d'effectuer les achats en lieu et place des particuliers. Les carabines de chasse seraient toutefois exclues de ce nouveau plan.
Des armes comme le Beretta Cx4 Storm, utilisé par Kimveer Gill à Dawson, et le Glock 9 mm, utilisé par Seung-Hui Cho à Virginia Tech, sont des armes à utilisation restreinte.
"Le gouvernement ne peut plus se fermer les yeux face aux tristes événements à avoir frappé le Québec au cours des dernières années", a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, par voie de communiqué. Le gouvernement libéral compte sur le désir de voir des lois régissant les armes à feu plus sévères à la suite de la fusillade survenue au Collège Dawson, en septembre dernier.
Mais les propriétaires d'armes, les propriétaires de clubs de tir et les autorités policières ne sont pas très entichés à l'idée de voir entreposées au même endroit un grand nombre d'armes.
"En appliquant cette nouvelle politique, les libéraux ne feront que créer des endroits bien connus où toutes les armes se retrouveront, a déclaré Stephen Buddo, vice-président de la division québécoise de la National Rifle Association. Ces clubs deviendront des supermarchés pour des criminels ou des terroristes."
De plus, les clubs de tir disent ne pas disposer des ressources nécessaires pour prendre en charge de façon sécuritaire les armes à feu à utilisation restreinte.
Quant à eux, les partis d'opposition ont dit préférer attendre la parution officielle du texte de loi avant de commenter.
Mais leur réaction pourrait bien être le moindre des soucis pour M. Charest, alors que plusieurs croient qu'il se prépare à croiser le fer de façon juridique avec Ottawa.
La loi fédérale prévoit que les armes à utilisation restreinte doivent demeurer dans la résidence de leur propriétaire.
"Cela nécessitera une réécriture du Code criminel, a ajouté M. Buddo. La Cour suprême a clairement établi que le contrôle des armes à feu était de juridiction fédérale, alors M. Charest s'apprête à ouvrir une boîte de vers en allant de l'avant avec ce projet de loi."}








