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La STM qualifie d'irresponsable la grève des employés d'entretien

Le mardi 22 mai 2007

MONTREAL (PC) - La Société de transport de Montréal (STM) qualifie d'irresponsable la décision du syndicat de ses employés d'entretien d'aller en grève alors que les pourparlers se poursuivent toujours. En point de presse ce mardi matin, le président du Conseil d'administration de la STM, Claude Trudel, a même indiqué qu'il serait peut-être temps de revoir le régime de négociations afin d'épargner aux Montréalais de subir des interruptions de service à répétition.

M. Trudel a rappelé qu'il s'agit de la 15e grève en 40 ans et que plus de 215 jours de service ont été perdus durant cette période.

M. Trudel a rappelé que la situation financière de la Société ne lui permet pas d'offrir au-delà d'un gel pour la première année du contrat de travail et des augmentations de deux pour cent pour chacune des quatre années suivantes.

De son côté, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a indiqué que la ville ne céderait pas face aux syndiqués, lors d'un point de presse subséquent.

M. Tremblay, qui s'est montré vivement déçu de la décision des syndiqués d'interrompre le travail, a indiqué que le cadre financier de Montréal ne permettait pas de plier devant ces exigences, ajoutant que d'agir ainsi ne servirait pas les intérêts dee citoyens.

Pour sa part, le syndicat représentant les 2200 employés d'entretien maintient la proposition qu'il a transmise à la STM lundi, en fin d'après-midi.

Le syndicat a proposé à l'employeur de surseoir à la grève en échange d'une garantie qu'une partie des sommes déjà budgétées par le STM au chapitre des salaires seront affectées au régime de retraite pour rétablir l'équité entre les générations.

Il estime que les dispositions du régime de retraite pénalisent actuellement les moins anciens par rapport à ceux qui prendront leur retraite d'ici les 13 prochaines années.

Du côté des usagers, plusieurs n'ont pas caché leur mécontentement mais la plupart semblaient résignés à s'adapter à la situation, soit en modifiant leur horaire ou en adoptant un autre mode de transport. Certains ont toutefois fait valoir qu'il serait ridicule d'aller en grève si cela ne dérangeait personne et que c'était là le seul moyen dont les syndiqués disposent pour faire pression.

D'autres, enfin, n'ont pas semblé affectés outre mesure, les services essentiels aux heures de point correspondant de toute façon à leur horaire habituel.}