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Claude Dauphin se dit soulagé des conclusions du rapport Grenier

Le mercredi 30 mai 2007

MONTREAL (PC) - Cité dans le rapport Grenier pour avoir manqué de vigilance en tant qu'ancien président d'Option Canada, Claude Dauphin se dit néanmoins soulagé et assure qu'il n'a joué qu'un rôle mineur à l'époque.

L'ancien président d'Option Canada à l'époque du référendum de 1995, aujourd'hui maire de l'arrondissement de Lachine et vice-président du comité exécutif de la ville de Montréal, a rencontré la presse, mardi, insistant surtout sur le fait que le juge Grenier avait lui-même relevé qu'il n'était pas de mauvaise foi.

M. Dauphin soutient n'avoir touché qu'une rémunération de 6000 $ brute durant la campagne référendaire d'une trentaine de jours. Et il affirme que lorsqu'il avait accepté le poste de président honoraire, il s'était assuré que sa rémunération serait déclarée aux autorités compétentes. Lui, à titre de président honoraire, n'était pas responsable de la gestion des fonds, a-t-il insisté.

"Il (le juge Grenier) dit aussi que j'aurais peut-être manqué de vigilance. Il aurait peut-être fallu que je me promène dans les bureaux au comité du Non pour m'assurer que ce 6000 $ là soit comptabilisé. Alors moi j'étais, comme le dit le juge, de bonne foi et j'étais convaincu que les dirigeants du comité du Non m'avaient comptabilisé", a-t-il martelé devant les journalistes.

M. Dauphin affirme n'avoir appris qu'au cours des derniers mois que ses émoluments de 6000 $ n'avaient finalement pas été comptabilisés dans les dépenses du camp du Non. Il "aurait aimé ça qu'ils le soient", en conformité avec la loi.

"J'étais convaincu que c'était pour être déclaré. Tu ne détruis pas une réputation pour 6000 $ bruts", s'est-il exclamé.

Il n'est donc pas question pour lui de démissionner de son poste. "Si je considérais que j'avais des reproches à me faire, je serais le premier à démissionner comme membre du comité exécutif de la ville de Montréal", a-t-il lancé. Il laisse au maire de Montréal Gérald Tremblay le soin de décider de son sort.

Agence BCP

L'agence de publicité BCP, quant à elle, a accueilli favorablement le rapport Grenier. "Le juge Grenier confirme sans équivoque l'intégrité professionnelle de BCP", écrit l'agence, dans un communiqué de presse.

BCP s'en prend toutefois aux allégations contenues dans le livre de Normand Lester et Robin Philpot. L'agence demande donc des "excuses publiques et complètes" de l'éditeur et des deux auteurs "pour les fausses allégations formulées" à son sujet dans le livre "Les secrets d'Option Canada".}