Charest et Boisclair attaquent l'ADQ, favori dans un nouveau sondage
Le jeudi 22 mars 2007MONTREAL (PC) - Le chef libéral Jean Charest se défend d'acheter le vote des Québécois et de dénaturer le programme de péréquation, en utilisant l'argent reçu d'Ottawa pour promettre une baisse d'impôt en 2008.
Cherchant à occulter les éventuels gains politiques de sa promesse, à quelques jours du scrutin, M. Charest a soutenu que ce sont les Québécois qui sortent gagnants de son engagement à baisser les impôts de 700 millions $ de plus que prévu.De passage à Saint-Henri, sur la rive-sud de Québec, le chef libéral a écarté la possibilité que les contribuables refusent de croire en la concrétisation de cette promesse, bien qu'il n'ait pas livré son engagement central de 2003, de baisser les impôts d'un milliard $ par année.
M. Charest a soutenu que les Québécois savent très bien pourquoi les objectifs de 2003 de réduction d'impôt n'ont pas été atteints, blâmant la précédente administration péquiste.
Par ailleurs, Jean Charest a évité de parler du sondage CROP-"Le Soleil"-"La Presse" qui laisse croire à un balayage adéquiste dans la région de Québec, lundi prochain. Après répartition des 15 pour cent d'indécis, CROP accorde à l'ADQ 40 pour cent des intentions de vote, contre 26 pour cent au Parti québécois et 24 pour cent au le Parti libéral.
La carotte et le bâton attendent les assistés sociaux aptes au travail, sous un gouvernement de l'Action démocratique.
L'ADQ s'est donné l'objectif ambitieux de récupérer 175 millions $ de fonds publics, en chassant de l'aide sociale 25 000 prestataires jugés aptes au travail, et son chef, Mario Dumont, a estimé mercredi qu'il s'agissait d'un projet réaliste.
M. Dumont s'est dit prêt à leur serrer la vis et à prendre les moyens pour les ramener vers le marché du travail.
Entre 2003 et 2007, le nombre d'assistés sociaux a déjà chuté de près de 10 pour cent, passant de 544 000 à 492 000, soit 52 000 bénéficiaires de moins.
M. Dumont a rappelé qu'il voulait doubler le rythme du gouvernement précédent, et qu'il avait la volonté ferme d'y arriver.
Les Québécois refuseront de vivre sur la "planète adéquiste" où l'on veut "forcer les gens à sortir de l'aide sociale", a prédit mercredi le chef péquiste André Boisclair.
Au cours d'une allocution à Sainte-Thérèse sur la couronne nord de Montréal, M. Boisclair a livré une charge à fond de train contre l'Action démocratique, comparant le parti de Mario Dumont à une "planète" complètement "déconnectée" de la réalité où il y en a juste pour les "riches" aux dépens des "pauvres".
Sentant le vent de l'ADQ lui souffler au cou, M. Boisclair n'a rien ménagé pour discréditer son adversaire Mario Dumont, l'accusant d'être un "disciple de Harper", au service des intérêts de "l'Ouest" du pays.
Il a aussi décoché quelques flèches à l'endroit du chef libéral Jean Charest, lui reprochant d'avoir "manqué à son devoir" en applaudissant "béatement" un budget fédéral qui laisse pourtant présager, selon lui, un empiètement d'Ottawa dans le domaine de l'éducation.
La direction de la Centrale des syndicats du Québec enjoint ses membres à ne voter ni pour le Parti libéral ni pour l'Action démocratique du Québec, qu'elle qualifie de "démolisseurs incorporés".
Le président de la CSQ, Réjean Parent, invite les syndiqués à choisir entre le Parti québécois, Québec solidaire et le Parti vert. Il reconnaît qu'il donne ainsi dans la partisanerie, mais il estime qu'il n'est pas possible de rester neutre dans l'actuelle campagne électorale.
C'est ce qu'il a fait valoir à ses troupes, mercredi, lors de son allocution d'ouverture des travaux du conseil général de la CSQ.
M. Parent reconnaît que la CSQ sort ainsi de sa réserve habituelle.
A ses yeux, les équipes de Jean Charest et de Mario Dumont représentent "un réel danger pour l'avenir des services publics", en particulier en ce qui a trait à la santé et à l'éducation.
M. Parent a dit qu'une réélection du PLQ ou une prise du pouvoir par l'ADQ pourrait marquer le début d'une dure bataille pour sa centrale.}









