Boisclair affirme que Dumont envoie le Québec sur le chemin de l'égoisme
Le dimanche 18 mars 2007MONTREAL (PC) - André Boisclair a affirmé dimanche que Mario Dumont "envoie le Québec sur le chemin de l'égoisme" en voulant abolir les conseils d'agglomération.
En visite dans la circonscription montréalaise de Crémazie pour appuyer Lisette Lapointe, l'épouse de Jacques Parizeau, le chef péquiste a attaqué violemment son adversaire adéquiste, qui a promis samedi en Montérégie d'abolir les conseils d'agglomération, formées à la suite des défusions.Selon M. Boisclair, le leader adéquiste veut faire revenir le Québec à un vieux modèle, dans lequel les villes riches ne partageront plus leurs richesses et ne financeront plus les services publics.
Il a qualifié M. Dumont de girouette, puisqu'il avait appuyé les fusions municipales en 2003, alors qu'il courtise maintenant les défusionnistes.
Le chef du PQ propose d'accorder plus de pouvoirs à Montréal pour "mettre fin à la tutelle du gouvernement du Québec sur la ville".
L'ancien premier ministre Jacques Parizeau a refusé de faire des commentaires, mais a dit que sa seule présence était un commentaire.
Pendant ce temps, Jean Charest a débuté la journée en assistant à la messe de la Saint-Patrick à Montréal, avant de participer au défilé de la Fête des Irlandais.
Il terminera sa journée par un rassemblement de militants à Longueuil.
Enfin, Mario Dumont fait campagne dans le Témiscamingue.
Le parti Québec solidaire tentera au cours des derniers jours de la campagne électorale de convaincre les électeurs qu'il est la véritable alternative.
Une des porte-parole de ce parti de gauche, Françoise David, a déclaré dans une entrevue à NTR que "les vrais contestataires, ceux qui proposent des solutions les plus audacieuses, les plus proches des gens", font partie de Québec solidaire.
Mme David, qui admet que son parti a légèrement perdu du terrain dans les sondages, affirme que l'alternative n'est pas l'Action démocratique du Québec de Mario Dumont, qui, selon elle, "propose un retour en arrière digne de l'ancien premier ministre du Québec, Maurice Duplessis". Elle a ajouté que l'ADQ prône la division entre les villes et les régions.
Pour elle, le travail de Québec solidaire dans ce dernier droit de la campagne consistera à démontrer aux électeurs les véritables enjeux.
Alors que la campagne électorale québécoise entre dans sa dernière semaine, les électeurs peuvent se prévaloir de leur droit de vote par anticipation aujourd'hui et demain.
Les bureaux de vote seront ouverts entre 9h30 et 20h les deux jours. Des pièces d'identité seront exigées.
Contrairement aux années passées, il n'est plus nécessaire d'avoir un empêchement le jour du scrutin, le 26 mars cette année, pour voter par anticipation. Le Directeur général des élections a éliminé les restrictions afin de permettre la plus grande participation possible aux élections.
L'Association québécoise des centres de la petite enfance place le Parti québécois et le Parti libéral en tête de son bilan de la campagne électorale.
Selon le directeur général de l'AQCPE, Jean Robitaille, les listes d'attente seront choses du passé dans les CPE si les engagements électoraux du Parti québécois et du Parti libéral sont réalisés.
M. Robitaille a souligné, lors d'un point de presse à Montréal, qu'il s'agit là d'une bonne nouvelle pour les familles québécoises mais qui pourrait cependant s'envoler en fumée si les propositions de l'Action démocratique du Québec devaient être mises en oeuvre.
Jean Robitaille a vanté les mérites des engagements du PLQ et du PQ qui promettent tous les deux d'ajouter 200 millions $ dans le réseau des services de garde éducatifs afin de créer 20 000 nouvelles places. Le PQ précise cependant que les places seront développées en CPE.
Quant à la proposition de l'ADQ de verser 5200 $ pour chaque enfant de moins de 5 ans qui ne fréquente pas un service de garde à 7 $ par jour, M. Robitaille a estimé que, bien qu'alléchante, elle ne correspond pas aux besoins des familles. Selon lui, cette proposition comporte des dangers importants et manque totalement de rigueur. Il a affirmé qu'il est faux de prétendre que la moitié des familles ne sont pas soutenues en raison du régime des places à 7 $.
Le directeur de l'AQCPE ne croit pas qu'il soit juste de verser la même subvention à une famille qui gagne 20 000 $ par année et à une autre qui en gagne 200 000.
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