André Boisclair estime que la Charte limite les accommodements raisonnables
Le mardi 06 février 2007MONTREAL (PC) - Le chef du Parti québécois, André Boisclair, estime que la Charte des droits et libertés du Québec place des balises assez claires en matière d'accommodement raisonnable pour éviter les dérapages auxquels la société québécoise a été confrontée récemment.
En entrevue au 98,5 lundi, le chef péquiste a fait valoir que les accommodements raisonnables ne doivent pas devenir des droits collectifs qui empiéteraient sur les droits individuels. André Boisclair croit que ces situations doivent être gérées individuellement et doivent être vues comme des droits accordés aux individus dans des cas particuliers et non des droits accordés à des communautés.M. Boisclair note par exemple que tous les services publics sont offerts sur une base laïque et qu'ils ne devraient jamais renier le principe de l'égalité des sexes.
Par exemple, selon lui, une policière ne peut être privée de son droit d'exercer sa fonction parce qu'elle est une femme. Il ne croit pas non plus qu'une femme a le droit d'exiger d'être traitée en clinique par une autre femme. Il fait valoir qu'un refus d'être traité par un homme serait l'équivalent de refuser de se faire traiter par un Noir puisque les mêmes principes de discrimination s'appliquent.
M. Boisclair s'oppose également à ce que des employés d'une commission scolaire obtiennent des congés supplémentaires pour leurs fêtes religieuses. Selon lui, dans de tels cas, il faut revoir les conventions collectives afin que des personnes réclamant des congés à d'autres moments pour respecter leurs fêtes religieuses ne soient pas privilégiées par rapport aux autres employés.
Il s'oppose également à la séparation d'étudiants et d'étudiantes à la piscine en milieu scolaire, faisant valoir que, là encore, il s'agit d'une institution publique et que, dans aucun cas, la société québécoise ne doit tolérer des pratiques qui reflètent la soumission de la femme.}








