Appel à laisser jouer les enfants librement
Le jeudi 01 novembre 2007La santé physique et mentale des enfants se détériore parce qu'ils n'ont plus suffisamment la chance de jouer librement, particulièrement à l'extérieur, considère [suite]
Le jeudi 01 novembre 2007
Fausses croyances au travail
Le mercredi 02 mai 2007Les fausses croyances sont des convictions profondes qui nous déterminent. De fait, les fausses croyances nous empêche de nous développer à [suite]
Le bonheur d'être soi
Le vendredi 27 avril 2007
MOUSSA NABATI !
Le dernier ouvrage, "Le bonheur d'être soi", de ce brillant psychanalyste a été désigné [suite]
Des vacances de rêve entre copines, avec Femmes du Monde
Le mercredi 25 avril 2007Et si on partait en vacances? Mais pas n'importe quelles vacances; sans les enfants et sans le mari, des vacances entre filles avec des destinations et des activités [suite]
Camps d'été, comment s'y prendre
Le mardi 13 mars 2007
Par Alyne Samson de la revue Coup de Pouce
Notre enfant est-il prêt à aller au camp?
Quelle formule choisir?
À quoi faut-il s'attendre?
Voici 16 questions et réponses pour nous guider et nous rassurer.
Avant l'inscription
1. Quels bienfaits le camp de vacances peut-il apporter à mon enfant?
L'enfant y apprend la communication, l'affirmation de soi et l'entraide. L'exemple d'autres enfants et de moniteurs adolescents qui font preuve d'enthousiasme et d'esprit d'équipe peut le stimuler à acquérir des comportements très positifs. Le séjour lui permet aussi de constater qu'il a sa propre vie, distincte de la nôtre, et de développer son autonomie.
2. Camp de jour ou camp de vacances?
Les deux options offrent un éventail d'activités récréatives, éducatives, sportives, scientifiques ou artistiques. On choisit en fonction de notre enfant et de notre budget. Notre jeune est-il à l'aise avec l'idée de dormir ailleurs? Se sent-il prêt à faire l'expérience? Préfère-t-il un «combo»: deux semaines au camp de jour suivies de vacances avec nous, une quinzaine au camp de vacances et la fin du congé chez ses grands-parents?
3. À quel âge envoie-t-on son enfant dans un camp?
Les camps de jour accueillent les enfants dès 3 ans; les camps de vacances les reçoivent à compter de 4 ans, certains offrant des séjours d'initiation de moins d'une semaine pour les tout-petits. Les deux offrent des programmes pour tous les groupes d'âge jusqu'à 16 ou 17 ans.
4. Qui sont les moniteurs?
Plus de 4500 jeunes de 17 à 23 ans occupent des postes saisonniers dans les camps (moniteurs, sauveteurs, spécialistes en activités, cuisiniers, etc.). Dans les camps accrédités, seulement 35% du personnel est âgé de 17 ans, le reste du personnel est âgé de 18 ans et plus. Plusieurs moniteurs poursuivent des études reliées à l'enfance ou à l'activité dont ils sont responsables (éducation physique, enseignement, arts, informatique, etc.). On gagne à choisir un camp qui embauche suffisamment de personnel.
5. Quelle formation ont-ils?
Les moniteurs devraient recevoir une formation de 50 (camp de jour) ou 60 heures (camp de vacances) portant sur la mission du camp, le rôle et les fonctions du moniteur, le profil de la clientèle dont ils auront à s'occuper (notions de psychologie de l'enfant ou de l'ado), la dynamique de groupe, les techniques d'intervention (gestion de la discipline, gestes à poser quand les enfants sont tristes, surexcités, difficiles, etc.), les techniques d'animation (chansons, jeux, etc.), l'art d'organiser des activités beau temps, mauvais temps, les règles de sécurité et les premiers soins.
6. Comment interviennent-ils en cas d'urgence?
Les camps accrédités sont tenus de compter parmi leur personnel, pour chaque groupe de 25 campeurs, au moins un secouriste ayant une attestation reconnue (Croix-Rouge, Ambulance Saint-Jean, Société de sauvetage, Commission de la santé et de la sécurité du travail. Le camp doit également prévoir des mesures d'urgence adéquates et connues des employés pour parer aux risques inhérents à chaque activité (canotage, équitation, etc.) et aux impondérables: incendie, orage, disparition d'un enfant, empoisonnement, blessure grave, etc. Si le camp n'est pas accrédité, demander aux responsables quelles sont les mesures en cas d'urgence.
7. Comment trouver le bon camp?
Il faut tenir compte de nos ressources (budget, transport, etc.), de nos besoins, de la sécurité de l'endroit, mais surtout de la personnalité et des goûts de notre rejeton. Plus l'enfant vieillit, plus il doit être partie prenante dans le choix du camp: la réussite du séjour dépend de son implication! L'ACQ regroupe 99 camps de vacances et 69 camps de jour qui répondent à une quarantaine de normes de qualité touchant le site, la sécurité, le personnel, les ratios d'encadrement, la programmation, les assurances, etc. Notre enfant peut également fréquenter sans problème un camp de jour mis sur pied par la municipalité ou un camp non accrédité, mais c'est à nous qu'incombe la tâche de juger de sa qualité. Faire des recherches avec notre enfant sur Internet, en consultant le Répertoire des camps de l'ACQ ou en visitant la Foire des camps. On peut aussi interroger des jeunes qui ont fréquenté des camps et aller visiter les endroits qui retiennent notre attention ou consulter notre dossier Raconte-moi ton camp de vacances à ce sujet.
8. Qu'est-ce qui est populaire auprès des ados?
Tout dépend des intérêts de chacun, mais la plupart des adolescents (12 à 17 ans) ont une préférence pour les camps où l'aventure, les défis et la vie de groupe sont à l'honneur. Le cyclotourisme, les escapades en montagne, le canot, le camping en forêt ou toute autre activité qui sort un peu de l'ordinaire et où ils peuvent se dépasser sont très appréciés.
9. Dois-je envoyer mon enfant au même camp que ses amis ou ses frères et soeurs ou les séparer?
Si ça le sécurise de se retrouver avec son frère, sa soeur ou une connaissance de son âge, les moniteurs n'ont rien contre cela. Le seul inconvénient possible, c'est que l'enfant s'intègre moins rapidement au groupe. Mais le moniteur vigilant s'en apercevra et il interviendra au besoin pour stimuler les interactions.
10. Existe-t-il des ressources pour les budgets limités?
Parmi les camps accrédités, 29 organisations sont en mesure d'ajuster le coût du séjour selon le revenu familial. Certains camps accordent des rabais pour les longs séjours, les familles qui inscrivent plusieurs enfants ou les inscriptions faites avant une date déterminée. Il faut s'y prendre tôt et poser des questions!
11. Comment bien préparer le séjour de mon enfant?
Discuter avec lui des activités qu'il a hâte de faire, du plaisir qu'il aura, des nouveaux amis qu'il rencontrera. Lui fournir une petite caméra jetable pour immortaliser ses souvenirs, un cahier de vacances et un sac pour apporter des effets personnels auxquels il tient, lui raconter nos aventures au camp à son âge, etc. La journée «portes ouvertes» permet de se familiariser avec le site, de voir l'endroit où l'enfant dormira, de rencontrer le directeur et quelques moniteurs, etc.
12. Que faut-il prévoir?
Si on s'absente pendant la durée du camp, désigner une personne qui agira en notre nom s'il arrive quelque chose. Compléter la fiche santé en ne négligeant aucune information importante; ne pas oublier de mentionner les restrictions alimentaires s'il y a lieu.
Les camps fournissent habituellement une liste des effets nécessaires, à laquelle on ajoute les médicaments si notre enfant en prend. La chose que les parents oublient le plus souvent? Les bottes de caoutchouc et un bon imperméable, car il arrive qu'on joue dehors même quand il pleut! Les «souliers bateau» et le blouson de nylon, vite détrempés, ne conviennent pas.
Si notre enfant a tendance à s'ennuyer, ne pas l'encourager dans cette voie. On peut toutefois convenir d'une visite à mi-camp (si c'est permis), prévoir de petites surprises qu'on cachera dans son bagage ou se promettre de lui écrire... à condition que la lettre arrive au camp pendant qu'il y est.
13. Que faire si mon enfant change d'idée la veille du départ?
Ne pas réagir trop émotivement. Le camp ne doit pas être perçu comme une punition, mais comme une récompense, une marque de confiance (on te laisse partir seul, tu es assez grand, ce sont tes vacances à toi, pas de parents!). Discuter avec l'enfant, essayer de comprendre pourquoi il a changé d'idée, ce que cache son refus (insécurité, peur, etc.). Si la situation n'est pas trop critique, poursuivre les préparatifs et se rendre au camp comme prévu en se disant qu'au pire, on le ramènera! Les moniteurs ont des trucs pour accueillir les enfants et faire en sorte qu'ils soient tentés d'aller rejoindre les autres et de jouer. Si ça ne marche pas, la politique de remboursement demeure à la discrétion du camp choisi.
Pendant le camp
14. Si mon enfant a des difficultés à s'intégrer, comment les moniteurs réagissent-ils?
Il arrive que certains enfants ne s'entendent pas du tout ou que l'un refuse de participer ou de manger parce qu'il s'ennuie ou... que les autres l'ennuient! Le moniteur en parle avec le jeune, tente d'identifier ce qui se passe et voit avec lui quelles sont les solutions possibles. Il peut aussi le jumeler avec un leader pour faciliter son intégration ou le changer de groupe si c'est nécessaire. L'enfant doit comprendre que la vie de camp est différente de sa vie de famille et en accepter les règles. Le moniteur peut consulter le chef de camp et le directeur. La plupart du temps, tout rentre dans l'ordre après quelques jours.
15. Dans quelles circonstances la direction du camp peut-elle me téléphoner?
Dans les cas de force majeure seulement (maladie, problème de comportement, etc.). Il ne faut pas non plus s'attendre à recevoir d'appel de notre enfant, puisque c'est généralement interdit: les campeurs sont nombreux et c'est souvent un interurbain. Il arrive que la direction autorise un enfant à téléphoner à ses parents si elle considère que cela peut soulager ses craintes et ses peurs, mais c'est rare. Dans ce cas, elle devrait d'abord nous téléphoner pour nous informer de la situation et nous donner des pistes pour rassurer notre enfant (compter les dodos qui restent, lui demander quelles belles activités il a réalisées, faire ressortir les éléments positifs du séjour, etc).
16. Peut-on expulser un enfant?
C'est rare, mais ça peut arriver si le comportement de l'enfant est inadmissible et qu'il empêche les autres de profiter pleinement de leur séjour. Par exemple, s'il fait des fugues à répétition, s'il représente un danger pour lui-même ou pour les autres, s'il ne respecte pas les règlements (vandalisme, drogue, alcool), s'il commet des vols, etc.
Merci à Sophie Latour, de l'ACQ, Isabelle Laliberté, formatrice pour les Camps Kéno, et Andréanne Fournier, monitrice au Camp Claret du Lac Elgin, pour leur aimable collaboration. [suite]
L'arbre généalogique de notre famille
Le vendredi 09 mars 2007
Du Magazine Madame par Marie-Claude Dauray, bachelière en histoire
On a envie de découvrir nos ancêtres? Il suffit de [suite]
Le ménage expliqué aux hommes
Le jeudi 08 mars 2007Même s'ils ne l'ont pas tout à fait réclamé, les hommes disposent maintenant d'un ouvrage et d'un site Internet bien à eux pour [suite]
La jalousie une preuve d'amour ou d'insécurité?
Le jeudi 08 mars 2007
Par Josée Laferrière de la revue Madame
Un regard de trop porté sur votre amoureux par une pseudo Claudia Schiffer [suite]
Caractère : peut-on devenir optimiste ?
Le jeudi 08 mars 2007
Ne pas reculer devant une situation difficile, mais la considérer comme un défi à relever : un trait de caractère que nous envions tous. On le croit inné. Bonne nouvelle, il s'acquiert.
Pendant deux ans, il n'a pensé qu'à elle. " Elle ", c'est la Coupe du monde, qu'Aimé Jacquet a fièrement brandie, en juillet 1998 au Stade de France. Dans les mois qui ont précédé la compétition, alors que les journalistes sportifs critiquaient systématiquement ses choix techniques, lui se sentait satisfait du travail accompli. " Je m'étais donné tous les moyens pour aller à la réussite. " Mieux : convaincu de la valeur de son équipe dès le championnat d'Europe en 1996, il annonce à Claude Simonet, président de la Fédération française de football : " On gagnera la Coupe du monde !
L'échec les stimule
Comment comprendre un tel optimisme alors que les défaitistes étaient légion ? Selon Martin Seligman, professeur de psychologie à l'université de Pennsylvanie, optimistes et pessimistes ont des manières très différentes d'aborder l'existence.
L'optimiste a tendance à considérer que les malheurs sont temporaires et les bonheurs durables ; qu'un échec ne concerne que le domaine précis où il est apparu, alors qu'une réussite personnelle peut être extrapolée à d'autres situations. Le pessimiste, lui, réagit de manière exactement contraire. Exemples : après avoir réalisé un tableau de qualité, le peintre amateur pessimiste se dira qu'il a fait de son mieux aujourd'hui ; l'optimiste, qu'il est doué... Après avoir dit une ineptie devant son chef, l'employé optimiste pensera qu'" il " le trouve stupide ; le pessimiste, qu'" on " le trouve stupide.
Première conclusion : l'optimiste ne se laisse pas vaincre par l'échec. Au contraire, il considère les situations difficiles comme autant de défis à relever, d'incitations à se surpasser. Bien entendu, il peut se trouver ébranlé, mais cela ne dure pas : il se relève pour repartir à l'attaque. A l'inverse, le pessimiste se caractérise par ce que Seligman appelle l'" impuissance acquise " : il a le sentiment que ses actions ne peuvent pas véritablement influer sur son sort. Quand les difficultés surviennent, il préfère abandonner que se lancer dans une lutte inutile et décevante.
Révélatrices, des expériences menées avec des sportifs : par exemple, au cours d'un entraînement, un nageur réalise un parcours dans un temps tout à fait honorable. Volontairement, son entraîneur lui annonce un temps plus long, puis lui demande de recommencer le même parcours pour retrouver son niveau habituel. Résultat : les optimistes, stimulés par l'échec, ont amélioré leur performance ; les pessimistes, découragés, ont nagé moins vite que la première fois.
Ils réussissent mieux
Afin de tester sa théorie, Martin Seligman a mis au point un questionnaire destiné à évaluer le degré d'optimisme ou de pessimisme des gens. Ainsi a-t-il comparé les résultats de deux cents vendeurs de polices d'assurance sur une période de deux ans. Constat : les optimistes ont réalisé un tiers de contrats de plus que leurs collègues pessimistes. Les plus optimistes ont même décroché deux fois plus de contrats que les plus pessimistes.
Seligman et ses étudiants ont aussi épluché les rubriques sportives des journaux. Ils ont établi un profil psychologique des joueurs, ont repéré les plus optimistes, puis en ont tiré des prévisions sur les résultats des matches à venir. Celles-ci se sont révélées exactes dans une proportion supérieure à la moyenne.
Le chercheur a réalisé la même expérience avec les discours d'hommes politiques. Il a ainsi prédit la victoire de George Bush à l'élection présidentielle américaine de 1989, alors que son adversaire Dukakis était donné vainqueur par les sondages.
A rapprocher des présidentielles françaises de 1995, quand tous les journalistes s'étonnaient de l'entêtement de Jacques Chirac à manifester un optimisme irréaliste pendant qu'Edouard Balladur surfait sur les sondages...
Question d'hérédité ?
Hérédité ? Education ? D'où vient l'optimisme ? " C'est simplement dans ma nature, affirme Rémy, 42 ans. Nous sommes quatre frères et sœurs, élevés à peu près de la même manière ; pourtant, chacun est différent. Moi, quand je rencontre quelqu'un pour la première fois, j'ai tendance à me dire qu'il a l'air sympa, plutôt que de me méfier. Après, je vois et je m'ajuste en fonction de la situation. "
Martin Seligman semble confirmer l'éventualité d'une composante génétique dans l'optimisme. Il a fait passer un test à cent quinze paires de vrais jumeaux - donc génétiquement semblables - et vingt-sept paires de faux jumeaux. Tous élevés dans leur famille. Il a constaté que les façons d'interpréter l'existence étaient beaucoup plus proches entre les vrais jumeaux qu'entre les faux. Autrement dit, quand un vrai jumeau est optimiste, son frère l'est aussi très souvent - idem pour les pessimistes -, alors que ce n'est pas le cas pour les faux jumeaux.
Si certains ont la chance d'être tombés dans une marmite d'optimisme à la naissance, la situation est-elle désespérée pour les autres ? Non, évidemment. Nombreux sont ceux qui ont appris, parfois dans la douleur, à être optimistes. Julien, par exemple, professeur de collège, maltraité par un père cynique. Adolescent, il décide que rien de pire ne peut plus lui arriver et que le meilleur est désormais devant lui. Aujourd'hui, profondément convaincu que tout enfant a droit au respect, il trouve son bonheur dans les sourires de ses deux filles, et s'efforce d'aider ses élèves les plus en difficulté. Il adore cette définition qu'une collègue ne connaissant pas son histoire a donnée de lui un jour : "Toi, tu es comme un petit chat, tu arrives toujours à retomber sur tes pattes."
Penser positivement, ça s'apprend
Seligman en est persuadé : l'optimisme peut s'apprendre en adoptant de nouveaux modes de raisonnement, comme le propose la thérapie cognitive. Selon cette approche, " ce ne sont pas les choses qui troublent les hommes, mais plutôt les opinions qu'ils se font à propos de ces choses ".
Albert Ellis, l'un des fondateurs de cette thérapie, conseille : " Ne cherchez pas à vous sentir systématiquement aimé ou accepté par votre entourage. Faites de l'approbation des autres un objectif souhaitable, mais non indispensable. " Ou encore : " Renoncez à croire que vous devez toujours agir de façon très compétente. Acceptez les échecs en considérant qu'ils ne remettent pas fondamentalement en cause votre valeur. "
L'objectif ? Prendre conscience de ses pensées automatiques négatives afin de développer des interprétations plus réalistes de l'existence. Comme Isabelle, 36 ans, secrétaire, après sa récente rupture sentimentale. " A chaque expérience amicale ou amoureuse, on est amené à vivre des choses merveilleuses, mais aussi, parfois, des déchirements. C'est vrai que j'éprouve toujours des sentiments pour Jean-Paul et que cette rupture a été très douloureuse, mais je n'aurais jamais pu être vraiment moi-même auprès de lui. Finalement, je me sens moins seule qu'à d'autres périodes de ma vie. Mes relations avec mon fils et mes amis se sont consolidées. Sans doute parce que je me suis moi-même consolidée. Maintenant, c'est à moi de rencontrer d'autres personnes positives. " Pour Isabelle, cette épreuve a été un tremplin. " Aujourd'hui, j'ai davantage confiance en moi. La preuve : je vais présenter ma candidature au poste de présidente de l'association des parents d'élèves. Avant, jamais je n'aurais osé. "
Le bonheur pour compagnon
Jeanine, 48 ans, a adopté également le parti de rebondir sur les difficultés. Pour elle, le bonheur est un compagnon permanent : " Dans la vie, il y a forcément des plus et des moins. Moi, j'ai plutôt tendance à remplir le panier des plus que celui des moins. Mais, si j'en suis là aujourd'hui, c'est surtout parce que j'ai rencontré des gens qui m'ont donné confiance en moi. " Ce qui n'a pas toujours été le cas : " J'avais des difficultés à l'école. Alors que ma mère me soutenait, mon père, lui, affichait mon bulletin scolaire sur le mur pour me faire honte. Rapidement, j'ai arrêté l'école pour travailler dans la couture. Et je me suis rendu compte que je m'en sortais assez bien, au point même qu'une créatrice m'a proposé de travailler avec elle. Puis j'ai rencontré Michel qui est devenu mon mari. C'est surtout lui qui m'a encouragée. Quand on ressent la confiance et l'amour autour de soi, on peut entreprendre n'importe quoi. C'est gagné d'avance ! "
Finalement, avec un peu d'efforts et une pointe d'amour, l'optimisme peut devenir la chose la mieux partagée du monde.
SOURIRE A LA VIE...
...c'est bon pour la santé !
Plusieurs études l'affirment : les optimistes ont une meilleure santé. Dans l'une d'elles, des étudiants sont interrogés au cours des dernières semaines de leur année universitaire, période d'examens particulièrement stressante. Les optimistes font état de moins de problèmes de santé que les autres. Réalité ou appréciation subjective de la part des uns et des autres ?
D'autres recherches montrent que l'optimisme a de réels effets physiologiques. Récemment, des chercheurs des universités de Helsinki et Pittsburgh ont révélé que les optimistes avaient une pression sanguine plus basse que les pessimistes. Et les rares fois où les premiers se sentaient d'humeur négative, leur pression sanguine remontait pour se rapprocher de celles des seconds...
Autre constat : les patients optimistes récupèrent plus rapidement à la suite d'une opération. Après une chirurgie cardiaque, par exemple, ils génèrent moins de nouvelles ondes électriques Q (signes potentiels d'infarctus du myocarde) que les pessimistes. Par ailleurs, ils se lèvent plus tôt et, une fois sortis de l'hôpital, reprennent plus vite leur activité professionnelle.
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Garçons ou filles les aider à mieux vivre la période des devoirs
Le jeudi 08 mars 2007
Ces passages sont extraits du livre ’’Au retour de l'école… La place des parents dans l'apprentissage scolaire" par Marie-Claude Béliveau, Éditions de l’Hôpital Sainte-Justine.
Sans vouloir généraliser, force est de constater à l'expérience que l’école est souvent plus difficile pour les garçons que pour les filles. (...) Il existe bien sûr des facteurs sociaux qui expliquent en partie ces situations; par exemple, les garçons ont plus besoin de bouger, sont souvent moins attentifs en classe et se soumettent moins facilement à la «position passive» inhérente à l’écart entre enseignant et apprenant. S’ajoutent à cela des facteurs neurologiques liés à la constitution du cerveau, qui ne fonctionne pas de la même façon chez un garçon que chez une fille. (...) Une autre différence entre les garçons et les filles réside dans les processus cognitifs de traitement de l’information. (...)
Comment aider les garçons à mieux s’épanouir à l’école et au moment des travaux scolaires à la maison ?
1-Éviter de comparer les travaux des garçons et des filles, à l’école comme à la maison; les différences sont souvent évidentes, mais les efforts et la valeur des résultats atteints doivent être reconnus à partir de critères différenciés et propres à chacun.
2-Tolérer le fait que les travaux des garçons soient moins soignés, notamment au plan de la calligraphie, surtout si le contenu est représentatif des capacités de l’enfant et des compétences visées pour l’évaluation dudit travail.
3-Prévoir un temps de repos et d’activité ludique, voire motrice, entre la journée scolaire et la période des devoirs et des leçons.
4-Tolérer leur besoin de bouger et de se lever à quelques reprises au cours de la période des travaux scolaires à la maison.
5-Encourager les garçons à lire des livres riches en aventures et en action ainsi que des livres-jeux qui leur permettent de se sentir concernés pendant cette activité un peu plus passive qu’est la lecture.
6-Les encourager à utiliser des surligneurs, à faire des dessins et des schémas, et à inventer des exemples tirés de leurs propres expériences. Ainsi, ils assimileront mieux ce qu’ils ont à apprendre pendant l’étude. Les inciter à être actifs, même mentalement, durant cette période.
7-Utiliser des métaphores et illustrer vos explications par des exemples, même s’ils vous paraissent loufoques lorsque vous tentez de leur expliquer une notion qu’ils auraient mal comprise.
8-Les aider à se fixer des objectifs d’apprentissage et à comprendre le «pourquoi» d’une règle; quand ils comprennent l’avantage ou la raison d’être de certaines règles, ils acceptent mieux de s’astreindre à les appliquer même lorsque, de prime abord, ces règles leur semblent peu logiques. Ils retiendront mieux les règles s’ils peuvent imaginer et comprendre pourquoi elles leurs sont imposées. En français, certaines règles sont particulièrement difficiles à retenir pour ces enfants. Il faut parfois avoir beaucoup d’imagination pour trouver une raison de les appliquer! Les enseignants gagneront à invoquer le passé et l’avenir de notre langue riche, mais parfois capricieuse, pour leur en inculquer la valeur. Par la suite, ils devraient avoir plus de facilité avec le «comment» l’appliquer (étape par étape).
9-Favoriser chez eux l’utilisation de l’ordinateur pour les travaux scolaires ainsi que pour l’étude des leçons (par exemple, jouer avec les polices de caractère afin de mieux retenir l’orthographe de certains mots de vocabulaire plus difficiles à mémoriser).
10-Favoriser l’engagement d’hommes significatifs auprès des garçons. L’école ne peut pas prendre un sens important à leurs yeux si elle n’est perçue que comme l’affaire des filles.
11-Accepter les moments de colère et l’agressivité suscités par le vécu scolaire. L’enfant doit pouvoir s’exprimer, bien que sans violence.
12-Éviter à tout prix le contrôle et l’intrusion parentale autour de la période des travaux scolaires.
13-Être créatif et utiliser l’humour pour désamorcer les tensions et ne pas hésiter à consulter au besoin.
En ce qui concerne les devoirs, les filles s’en sortent généralement mieux que les garçons. (...) Si problème il y a, c’est souvent plus en mathématiques. (...) Elles se retrouvent souvent en panne en résolution de problèmes parce qu’elles doivent bien saisir le sens des données avant d’appliquer les techniques qu’elles maîtrisent pourtant très bien. Elles ont aussi parfois de la difficulté à distinguer l’essentiel de l’accessoire. (...) En lecture, la multitude des détails absorbe parfois leur attention et les empêche de bien comprendre le sens général du texte. (...) Il est également possible qu’elles aient plus de mal à répondre à des questions dont la réponse n’est pas explicite dans le texte. Dans cette perspective, plusieurs filles développent une grande dépendance envers leurs parents au moment des devoirs et des leçons. (...) Un autre problème guette les filles généralement douées à l’école: l’anxiété de performance.
Comment aider les filles à mieux vivre l’école ainsi que la période des devoirs et des leçons ?
Ne pas hésiter à expliquer les notions mal comprises, tout en prenant soin d’aider l’enfant à bien saisir le sens de ce qu’elle fait grâce à des exemples puisés dans la vie quotidienne.
L’encourager à dessiner ce qu’elle a compris d’un texte qui a d’abord été lu dans sa tête afin d’améliorer la vitesse de lecture permettant d’accéder plus facilement au sens et d’éviter qu’elle se concentre trop sur les détails. Il sera parfois avantageux qu’elle le résume verbalement avant d’en représenter l’essentiel sous forme de dessin ou de schéma.
Avant de répondre à ses questions sur le sens d’une consigne mal saisie, lui demander de tenter de formuler dans ses propres mots ce qu’elle en a compris même si elle rétorque qu’elle n’a RIEN compris. L’encourager à relire au besoin. Bien souvent, le seul fait de mettre en mots force la pensée à la cohérence et aide à éclaircir l’idée à saisir, surtout lorsque les habiletés langagières sont bien développées.
En mathématiques, demander ce même effort de compréhension en lui suggérant de reformuler dans ses mots ce qu’elle a saisi d’un problème ou d’un concept qui lui semble obscur.
Expliquer le «comment faire» sans toutefois négliger le «pourquoi le faire», dans toutes les situations scolaires où elle peut avoir tendance à exécuter sans nécessairement comprendre la raison qui sous-tend l’application des règles.
L’encourager à chercher le sens de ce qu’elle fait, surtout si les apprentissages de mémorisation sont faciles pour elle et l’aident à obtenir un bon rendement. Tôt ou tard, ces notions apprises par cœur cesseront de lui être utiles si elle ne sait pas dans quel contexte les utiliser.
Faire attention au perfectionnisme et à l’anxiété de performance qui peut facilement se développer chez les filles douées à l’école. Tenter de les amener à établir un équilibre entre les différents secteurs de leur vie en les encourageant à développer des intérêts diversifiés aussi bien à l’école qu’ailleurs. Leur développement social, moteur et artistique est tout aussi important pour acquérir et conserver un sentiment de compétence. Ainsi elles auront assez confiance en elles pour atteindre la réussite.
Comme parent, il faut se souvenir que la règle d’or à observer dans l’éducation des enfants sera toujours celle du juste milieu, du «ni trop, ni trop peu». En ce sens, les parents doivent guider et encadrer leur enfant sans chercher à trop en faire pour lui et sans non plus laisser aller. (...) Se situant «autour» et non «dans» le sac d’école, les parents ont pour tâche de créer un climat propice aux apprentissages et d’utiliser des moyens concrets pour accompagner leur enfant dans sa démarche sans en abuser. (...) L’école c’est l’affaire de l’enfant et personne ne parviendra à forcer sa motivation s’il ne trouve pas lui-même sa place à l’école. [suite]
Travail : celles qui n'osent pas réussir
Le jeudi 01 mars 2007
Elles ont toujours autant de difficultés à s'imposer. Freinées par la culpabilité, elles s'arrêtent avant la ligne d'arrivée. Retour sur les causes d'un sabordage inconscient.
La "soumission enchantée"
Depuis que le coaching a fait irruption dans la vie économique, quelques entreprises, qui ne veulent plus laisser échapper les compétences des femmes - IBM, General Electric et France Telecom par exemple -, les aident à analyser les freins inconscients qui les bloquent en bas de la hiérarchie. Le constat est rude : les femmes ont encore du mal à s'extirper de cette savante mécanique que le sociologue Pierre Bourdieu appelait la "soumission enchantée" (in "La Domination masculine", Le Seuil, 1998).
Elles intériorisent, encore et toujours, les rôles sociaux traditionnels fondés sur l'image de la conjointe dévouée du chef de famille. Même les femmes les plus diplômées, celles qui ont investi une énergie colossale dans leurs études cèdent. Ainsi 80 % des polytechniciennes épousent-elles des polytechniciens. Et, parmi elles, beaucoup renoncent à leur carrière pour favoriser celle de leur mari. Cette autocensure peut aller loin.
Les consultants en outplacement, qui aident les cadres à rebondir après un licenciement, le constatent : les cas réellement rédhibitoires sont ceux de ces femmes apeurées, inconsciemment, à l'idée de dépasser la carrière de leur mari. Parfois, cette remise en question professionnelle montre que ce dernier est favorable à la réussite de son épouse. Mais, dans la majorité des cas, les femmes préfèrent nier, ne pas voir qu'elles se coupent les ailes.
Etre bonne patronne... ou bonne mère
Submergées par des pressions sociales et des injonctions de tous ordres, elles sont déboussolées. « La carrière de cadre en France est fondée sur une disponibilité totale à l'égard de l'entreprise en termes de mobilité géographique et d'horaires », remarque la sociologue Sophie Pochic. Et comme le mythe de "bonne mère" repose aussi sur la disponibilité, les femmes pensent être acculées au choix. « La société les somme de réussir sur tous les fronts, explique Hélène Vecchiali, psychothérapeute devenue coach. Il faut les aider à sortir de la lutte qui se joue entre inconscient collectif et inconscient personnel. C'est important qu'elles puissent faire la part entre leur vrai désir, leur désir de réparer le mal qui a été fait à leur mère ou à leur grand-mère et leur désir de réussite professionnelle. Mais également qu'elles réfléchissent à leur vie de couple, à leurs enfants pour faire les bons choix. »
Ces "bons choix" aboutissant souvent à renoncer partiellement à la réussite professionnelle. « Si les jeunes femmes diplômées sont très combatives à la sortie de l'école, arrivées à la trentaine, elles commencent à flancher, remarque une responsable des ressources humaines d'un grand groupe, comme si elles devaient s'excuser par avance de la possibilité d'être mères. Elles demandent moins de promotion, d'augmentations et laissent un boulevard à leurs collègues masculins. »
Il n'est pas simple de choisir. Le "complexe de Cendrillon" a la peau dure ! Ce concept décrit en 1982 par Colette Dowling dans un ouvrage au titre éponyme n'a pas pris beaucoup de rides. Il s'est même donné un coup de jeune avec le livre de Jean-Claude Kaufmann, "La Femme seule et le Prince charmant" (Pocket, 2001). Pendant que les garçons s'adonnent à une culture du combat, les filles attendent. Elles attendent un bonheur qui ne peut venir que de l'homme. D'où cette "crainte de réussir" par ailleurs entretenue par les médias, et notamment par la presse féminine avec ses sujets sur le thème du « Je fais peur aux mecs ». On y diabolise ces jeunes femmes belles, intelligentes, brillantes certes, mais seules. « Quand je veux séduire un homme, je reste très évasive sur mon job, confie Florence, 30 ans, directrice du marketing dans un grand groupe. Parce que les hommes assez sûrs de leur virilité pour s'intéresser à une femme socialement égale sont rares. »
Une pression permanente
« Je crois que l'on ne peut bien combattre ces peurs qu'en s'appuyant sur de nouveaux modèles de réussite incarnés par des femmes ayant su trouver un équilibre entre réussite sociale et vie privée harmonieuse, avance Nathalie Kosciuesko-Morizet qui, à 29 ans, est la plus jeune députée de France. Mais il est vrai que l'on en croise encore peu. » Et les femmes "modèles" qui se frottent au pouvoir prennent des coups... très bas. Catherine Trautmann, qui a perdu son ministère, puis sa mairie (Ministre de la Culture et de la Communication de 1997 à 2000 et maire de Strasbourg de 1989 à 1997 et de 2000 à 2001), a souffert « de la violence du pouvoir, mais aussi de celle
que l'on réserve aux femmes ». « Quand je lis les commentaires dans la presse, j'ai l'impression, non pas d'avoir perdu une bataille comme n'importe quel politique, mais d'être répudiée », dit-elle. Comme ses consœurs, elle a eu droit aux questions des journalistes sur la façon de concilier pouvoir et vie privée - des questions qu'ils se gardent bien de poser aux hommes. Et elle a encaissé les commentaires sur son physique.
Autant de signaux forts disant, en substance, que les femmes seraient mieux ailleurs qu'au pouvoir. Signaux qu'intériorisent toutes les femmes sans en avoir conscience. Mais, même lorsqu'elles surmontent ces problèmes identitaires, elles ne sont pas au bout de leurs peines. « Elles veulent le pouvoir pour agir - en signe de reconnaissance, elles demandent la possibilité de réaliser du bon travail pour prouver qu'elles sont capables -, tandis que les hommes, eux, veulent davantage un fauteuil de chef », observe Viviane Amar, coach de femmes dirigeantes. Cette quête de légitimité résonne comme un aveu de faiblesse. Comme si les femmes étaient entrées dans le monde du travail et dans celui des dirigeants par effraction, elles se condamnent à rester en retrait.
Dépasser les obstacles
« Il faut aujourd'hui qu'elles apprennent à occuper pleinement leur place », plaide cette coach qui s'attache en séance à essayer de leur faire reprendre confiance en elles. La première étape consistant à examiner sereinement leurs points forts et leurs limites. « Elles apprennent à cesser de se juger "jamais suffisantes" pour s'apprécier comme "simplement satisfaisantes" », explique-t-elle. Autre étape clé : la réappropriation ferme et sereine de leur féminité. Notamment en féminisant leur titre, « afin d'affirmer leur légitimité dans les lieux de pouvoir ». Car, pour l'instant, les métiers que l'on féminise facilement, rappelle Viviane Amar, sont « assistante, ouvrière ou chômeuse ». En revanche, « directrice, sénatrice, présidente, etc. posent encore des problèmes ». Et autre symbole fort, leur tenue vestimentaire. Pour éviter les quolibets, les femmes ont souvent opté pour des costumes gris camouflage - à l'exception de quelques-unes qui ont utilisé la séduction pour réussir.
Enfin, pour occuper pleinement leur place, il est important, également, que les femmes laissent parler leurs émotions dans l'entreprise. « Pour se faire accepter, les femmes se sont alignées sur ce que les grandes écoles forment : des lobotomisés du cerveau droit, réputé siège de l'émotion, constate encore Viviane Amar. Or, pour des raisons historiques, parce que la société a toujours attendu qu'elles se dévouent aux autres, elles ont le cerveau droit très développé. Il faut qu'elles utilisent cette particularité pour elles. »
Assumer sa féminité, exprimer ses émotions, dépasser la culpabilité, ne plus se calquer sur un modèle de réussite uniquement masculin, les nouveaux défis des femmes sont autant d'appels au retour sur soi, une invitation à affirmer leur singularité. Ce n'est que par cette réappropriation identitaire, qui rend obsolète la guerre entre les sexes, que les femmes pourront sortir d'une dualité forcément mutilante.
MERCEDES ERRA :
Le pouvoir décomplexé
Minijupe en cuir, talons aiguilles, le pas décidé, Mercedes Erra dirige la plus grande agence de publicité de France : BETC Euro RSCG. Et ce n'est pas tout : elle préside depuis un an l'Association des agences conseils en communication (AACC). Une gageure dans le monde "chronophage" de la pub ! A 48 ans, cette mère de quatre enfants se revendique « féminine et féministe ». Des conseils prétendument amicaux sur ses tenues vestimentaires et son rôle de mère, elle en a entendus ! « Mais je ne veux rien céder de moi. Je suis femme, j'ai beaucoup de responsabilités dans ce travail que j'aime, c'est comme ça ! Je ne dis pas qu'il est facile de résister aux pressions sociales, mais j'ai trop vu de femmes de la génération de ma mère, brillantes et cultivées, rester cloîtrées à la maison ! »
Le bonheur ? « Jeune, à aucun moment, je ne me suis dit que le bonheur devait passer par un mari et des enfants. Il se trouve que ma vie est ainsi et j'en suis très heureuse. » Pour faire tourner la maison, son homme a choisi d'être père au foyer. « Bien sûr, il m'arrive de culpabiliser de ne pas voir mes enfants. Comme un homme, ou comme devrait le faire un homme. Car je suis choquée que la culpabilité soit exclusivement féminine. »
LIVRE :
« Nous devons nous émanciper de l'intérieur »
"Le Complexe de Cendrillon", écrit en 1982 par Colette Dowling (Grasset), reste totalement d'actualité. Extrait.
« [...] Si nous voulons être libres, une seule voie s'ouvre à nous : nous devons nous émanciper de l'intérieur. La thèse développée ici est la suivante : la dépendance personnelle, psychologique - le besoin profond d'être prises en charge par les autres - est la principale force qui immobilise les femmes aujourd'hui. C'est ce que j'appelle le "complexe de Cendrillon", soit tout un réseau d'attitudes et de peurs largement refoulées qui maintient les femmes dans une sorte de pénombre et les empêche d'utiliser pleinement leur intelligence et leur créativité. Comme Cendrillon, les femmes attendent encore aujourd'hui qu'un élément transforme leur vie. [...] [suite]







